Les réseaux sociaux d'entreprise ne décollent toujours pas

Par 28 janvier 2016 7 commentaires
Mots-clés : Digital Working, RSE, Europe
Un réseau social

Le cabinet de conseil Lecko dévoile aujourd’hui le tome 8 de son étude sur les réseaux sociaux d’entreprise (RSE).

Pendant un an, l’équipe de Lecko s’est plongée dans l’univers numérique de 24 grandes entreprises françaises et d’une trentaine de réseaux sociaux internes dont Jive, Slack et Salesforce. Fabuleux outils collaboratifs ou dispositifs superflus qui s’ajoutent aux boîtes mail et autres plateformes externes comme Facebook ou Google Drive ? Alors que la transformation digitale est sur toutes les bouches, seulement 58% des grandes entreprises ont aujourd’hui opté pour un RSE. Parmi les autres, 26% envisagent d’en avoir un (préexistant ou conçu spécialement pour elles), 2% ont un projet en cours et 14% n’y pensent même pas.

Les RSE peuvent se décliner en une palette d’outils favorisant la productivité et les échanges : apporter une information commune, donner un coup de main à un collègue, partager sa veille ou coordonner des projets en équipe. Selon Arnaud Rayrole, CEO de Lecko, « notre environnement est de plus en plus changeant. Les problèmes, toujours plus nombreux et complexes, se résolvent grâce à des regards différents. Plus personne dans l’entreprise n’est pas capable de travailler seul, mais les collaborations ne sont pas toujours efficaces. » Ces nouveaux modèles digitaux pourraient fournir une solution à ces problèmes de communication et pourquoi pas favoriser l’émergence d’idées et de projets novateurs.

Tableau tiré de l'étude 2016 de Lecko © Lecko

L’étude révèle en filigrane le rôle majeur du manager dans la mise en place d’un tel outil. Trouver les collaborateurs motivés, monter une équipe de réflexion et porter le projet jusqu’à son terme. 67% d’entre eux comprennent l’apport des RSE dans la transformation digitale mais ont du mal à remettre en question un système dans lequel ils travaillent pour certains depuis plus de dix ans. Dans les faits, seulement 25% des managers disent utiliser le réseau social de leur entreprise quotidiennement. Les besoins existent, ils sont compris, mais l’avancée peine encore.
 

Tableau tiré de l'étude 2016 de Lecko © Lecko

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7 Commentaires

Cette étude est très bien faite mais elle ne fait que confirmer ce que l'on sait depuis longtemps : les Réseaux Sociaux d'Entreprise fermés, en Intranet, n'ont aucune chance de réussir.
Je l'avais déjà écrit il y a plus de deux ans dans mon blog :
http://nauges.typepad.com/my_weblog/2013/12/r%C3%A9seau-social-dentreprise-intranet-rse-un-constat-universel-d%C3%A9chec.html

La seule manière de réussir est de construire son RSE sur un réseau social Web, tel que Facebook at Work, LinkedIn ou Google+

Soumis par Louis Nauges (non vérifié) - le 28 janvier 2016 à 22h53

Le titre de votre article n'est pas objectif, mais le corps du texte l'est plus !
Comment affirmer que "les RSE ne décollent toujours pas !", alors que 58% des grosses entreprises utilisent cet outil !?
Rappelez-vous, il a fallu plus de 10 ans pour que la messagerie d'entreprise s'impose et se banalise !
Le RSE est un outil récent qui doit évoluer, notamment s'ouvrir vers le monde extérieur, et travailler l'interopérabilité (sur ce dernier point une vision par la standardisation serait certainement à promouvoir).

Soumis par francis Berthomieu (non vérifié) - le 29 janvier 2016 à 00h26

'Les réseaux sociaux d'entreprise ne décollent toujours pas'

L'homme a tendance à tendre vers ce en quoi il voit une fin. Cette fin peut-être son propre plaisir tiré de cela qui l'attire. Alors la question pourrait être comment concevoir les réseaux sociaux d'entreprise pour qu'ils affectent. Les réponses pourraient être, il faut interpoler c'est à dire imaginer ce qu'on ne voit pas en terme de souhaits des utilisateurs de ces réseaux sociaux d'entreprise ou extrapoler en partant de ce qui est donné ailleurs, les réseaux sociaux qui passionnent.

'Les problèmes, toujours plus nombreux et complexes, se résolvent grâce à des regards différents.'

Un problème est toujours à facettes c'est à dire qu'il admet diverse solutions, il peut être résolu différemment. Les regards différents jetés sur le même problème permettent de retenir la meilleure des solutions possibles, dans la mesure où ces regards différents sont autant de lumières différentes qui éclairent, sous des angles différents, le même donné. C'est ce que propose ce principe hérité du moyen age appelé Rasoir d'Occam.

Soumis par Clément Gavi (non vérifié) - le 29 janvier 2016 à 22h44

Bonjour, notons surtout que beaucoup trop d'entreprises ont mis en place un rse pour collaborer plu efficacement sans rien changer autour en terme d'organisation .... ce n'est pas un outil magique mettez d'abord en place une organisation des objectifs et des pratiques manager îles collaborations en place , et vos rse seront à la fois utiles et utilisés .... faire l'inverse c'est pissé dans un violoncelle et attendre qu'il vous joue la 5ème de Beethoven ...

Soumis par @lecairn (non vérifié) - le 30 janvier 2016 à 15h50

Le problème principale est justement que la plupart des solutions du marché sont des usines à gaz pas du tout conviviales.
C'est la raison pour laquelle, chez talkSpirit (https://www.talkspirit.com) on a accentué nos efforts sur une expérience utilisateur irréprochable (meilleure note ergonomie du référentiel d'ailleurs)

Soumis par CARRIERE (non vérifié) - le 31 janvier 2016 à 22h34

La technologie ne compte que pour 5% ! Il s'agit avant tout d'un changement de culture !
les 3 facteurs de réussites que nous observons dans la mise en place d'un programme de ce type dans le secteur bancaire :
- Partir des usages, des besoins métiers de l'entreprise (gestion des talents, co-création des plans de communications, pilotage d'équipes distribuées, collaboration quotidienne en mode projet, challenge Innovation...)
- Mettre en place une démarche d'adoption et de communication virale pour accompagner les collaborateurs au plus proche de leur cas d'usages métiers dans la mise en place de nouvelles pratiques collaboratives.
- Avoir le soutien du top management et des responsables métiers pour que le "Social Business Collaboration" soit un véritable levier de changement de culture en interne dans le cadre de la Transformation Digitale
8 mois après le lancement de ce programme basé sur la technologie Jive, nous avons plus de 9 500 personnes actives ! 45% des personnes connectées une fois. On atteint ces chifffes après 18 mois de déploiement !

Soumis par Inès Boussemart (non vérifié) - le 04 février 2016 à 13h56

j'ai besoin une politique pour trouver des talents, experts et les fidèles dans une entreprise a partir d'un réseau social d'entreprise, par exemple (question et réponse)

Soumis par larouci (non vérifié) - le 20 avril 2016 à 15h58

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