Réseaux sociaux : forte audience mais faibles revenus

Par 01 septembre 2008 3 commentaires
Mots-clés : Future of Retail

Malgré une popularité exceptionnelle, des sites comme MySpace ou Facebook peinent encore à attirer les annonceurs. Des changements de stratégie marketing s'imposent.

Le Web 2.0 va peut être changer le monde. Mais son modèle économique n'est pas encore au point. En dépit d'audiences exceptionnelles, les revenus de MySpace et Facebook restent en effet sous-proportionnés. Le Web 2.0 bénéfice trop peu du boom de la publicité en ligne. Selon une nouvelle étude de l'Idate, de si médiocres résultats de la part des grands acteurs du Web 2.0 sont dus au fait que leurs stratégies publicitaires sont inappropriées. Facebook et MySpace ne font en effet que transposer les formats publicitaires du Web première génération que sont le display ou les liens commerciaux etc. Lesquels sont inadaptés aux traits spécifiques des communautés en ligne : profils, large audience dispersée sur un grand nombre de pages, contenu généré par l'utilisateur etc.
Adapter les formats publicitaires aux usages du Web 2.0
Résultat : bien que les annonceurs ne doutent pas du potentiel économique des plates-formes communautaires, ils sont encore trop peu nombreux à s'en servir. Malgré des niveaux de trafic records, MySpace offre par exemple un coût pour mille (CPM) extrêmement bas - environ 0,10 dollars - alors que le prix du display moyen sur Internet se situe entre 10 et 40 dollars. En 2008, les chiffres d'affaires respectifs de MySpace et Facebook ne devraient être que d'environ 900 millions de dollars alors qu'en 2007, Yahoo! et Google auraient chacun gagné sept milliards et dix-sept milliards de dollars.
Extraction de données personnelles
Pour monétiser leurs larges audiences, l'étude de l'Idate suggère que les géants du Web 2.0 inventent de nouveaux formats plus adaptés afin que les annonceurs puissent tirer parti des aspects intéressants de ces plates-formes : applications sociales, implication de l'utilisateur, phénomène viral etc. Le marketing 2.0 passera surtout par le "datamining", c'est-à-dire l'extraction de données à partir des informations personnelles contenues dans les profils des utilisateurs. Ce, afin de renforcer le ciblage, la segmentation et l'interactivité des annonces. Selon l'Idate, ces adaptations sont d'autant plus indispensables que la publicité devrait longtemps demeurer la principale source de revenu des plates-formes communautaires.

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3 Commentaires

Oui, il y a comme un réveil ces temps-ci, et il est désagréable, notamment pour Google, qui peine à monétiser ses investissements sur MySpace et YouTube.

Ces sites ont un potentiel unique, qui est le viral mais ils doivent gérer avec beaucoup de tact et de transparence l'utilisation des données personnelles s'ils veulent pouvoir l'exploiter.

Soumis par Youssef Rahoui (non vérifié) - le 01 septembre 2008 à 17h16

Connaissez vous ce jeune site de publicité 2.0 : www.creads.org Nous sommes exactement sur ce positionnement : "nouveaux formats plus adaptés, applications sociales, implication de l'utilisateur, phénomène viral etc"
N'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus !

Soumis par Julien (non vérifié) - le 02 septembre 2008 à 07h16

Dans cet article plusieurs arguments me semblent inapropriés.
Comment comparer les recettes publicitaires de Google avec My Space ?
Google est le numéro un mondial en nombre de visiteurs et My Space est bien loin derrière avec 117,6 millions dans le monde. Donc, My Space ne peut pas faire un chiffre d'affaires comparable.
Ensuite, vous dites que l'avenir du marketing 2.0 serait le "datamining", l'exploitation des données personnelles pour renforcer le ciblage. Mais, c'est ce qui se pratique déjà ! Et Facebook a fait couler beaucoup d'encre pour avoir procédé de cette façon. C'est bien un des problèmes de ces sites actuellement.

Soumis par Jocelyne (non vérifié) - le 19 septembre 2008 à 07h44

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