Quand les réseaux sociaux indiquent l'audience politique

Par 11 avril 2011 1 commentaire
expression audience

La mesure de l'impact des campagnes électorales ne tient pas uniquement à la parole des instituts de sondage : les réseaux sociaux ont en effet un poids de plus en plus indéniable dans l'analyse des campagnes.

Les données sociales facilitent définitivement le décryptage de l’audience politique, révèle PostRank, une société de conseil spécialisée dans l’analyse de données en temps réel sur les réseaux sociaux. Cela, notamment afin de quantifier l’audience et l’influence d’un évènement sur la Toile. Au Canada, l’agence de conseil a en effet recensé 15 274 événements d’engagement sociaux sur le web entre le 26 mars et le 6 avril 2011, soit moins d’un mois avant les élections fédérales canadiennes qui auront lieu le 2 mai. Cela a permis à PostRank de fournir une infographie permettant d’appréhender l’évolution de l’audience dans la période étudiée, répartie en fonction des mouvements politiques.

Référencement

Résultat : pour le cabinet d’étude, les partis doivent s’intéresser autant à ce qui se passe sur la Toile - et notamment sur les sites sociaux - pendant une campagne, que sur les médias traditionnels. "Nous avons découvert des informations passionnantes qui donnent une vision intéressante des élections que vous n’entendrez pas de la part des instituts de sondage" explique Carol Leaman, PDG de PostRank. PostRank parle d’ailleurs "d’électorat social". Pour quantifier cette masse d’informations, PostRank fonctionne grâce à des techniques de contrôle précis d’URL et peut analyser comment les citoyens interagissent avec le contenu qui parle des partis politiques principaux ou de leurs leaders sur vingt réseaux sociaux.

Complémentarité ?

Grâce à des indicateurs comme le nombre d’articles référençant des partis, les performances de ces articles sur les réseaux sociaux, leur capacité à buzzer et la portée de ces contenus à travers le web social, ils ont pu fournir une répartition des activités d’engagements des internautes sur la durée, et par mouvement politique. Les résultats indiquent par exemple que sur les 15 274 activités d’engagement, plus de la moitié se réfèrent au parti Libéral canadien et 20 % au NDP, le nouveau parti démocrate. Pour information, l’institut précise qu’une étude du cabinet ComScore a révélé que les Canadiens passent plus de temps en ligne que dans les autres pays. Une couverture d’une campagne électorale sur les réseaux sociaux qui jusque là, n’a encore jamais été vue au Canada.

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1 Commentaire

Il y a un exemple tout récent de ça en Espagne

http://elcruasanambulante.com/2011/04/07/twitter-recadre-les-eurodeputes-espagnols/

Soumis par Raf (non vérifié) - le 12 avril 2011 à 16h33

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