Réseaux sociaux : l'échange d'informations répond à une logique bien définie

Par 04 mars 2010
Mots-clés : Smart city

Choisir quelles données personnelles partager et avec qui ne doit rien au hasard, affirme l'université de Cornell. C'est au contraire le fruit d'une réflexion sur les avantages et les risques liés à leur propagation.

L'échange d'informations apparemment mondaines sur les réseaux sociaux suit en fait une logique "économique" de risque/profit, affirment des chercheurs de l'université de Cornell. Ceux-ci expliquent que toute donnée personnelle mise en ligne par un internaute est le fruit d'un compromis entre le bénéfice qu'il tire à la partager avec ses amis, et le risque de la voir se propager auprès de personnes avec qui il n'entretient pas de relation amicale. Pour l'internaute concerné, cette propagation peut en effet avoir des conséquences à la fois positives et négatives. D'un côté, cette forme de communication indirecte contribue au renforcement du lien social entre deux individus. De l'autre, le risque existe que des données concernant l'internaute arrivent par ce biais aux oreilles de personnes indésirables.
Le partage d'informations personnelles renforce le lien social
Les scientifiques sont parvenus à cette conclusion après avoir modélisé la manière dont les informations personnelles s'échangent sur Internet. Selon eux, les conversations d'ordre personnel se déroulant sur des sites comme Facebook suivent généralement une convention sociale bien déterminée. Les ingrédients en sont les suivants : d'une part un internaute tire une certaine satisfaction à apprendre des informations sur un ami, et à en fournir sur lui-même. La raison étant que, dans un cas comme dans l'autre, le processus contribue à renforcer le lien social qui les unit. Par ailleurs, ces informations ne sont, par convention, pas soumises au strict sceau du secret.
Protéger ses secrets et inciter les autres à se confier
Il est considéré comme normal et acceptable qu'une partie de celles confiées se répande sur le réseau social par le biais du "commérage". Reste que selon les chercheurs, avant de partager une information les concernant avec un ami, il n'est pas rare que les membres des réseaux sociaux s'intéressent à la liste des personnes avec qui cet ami est lui-même susceptible de bavarder. De manière générale, les internautes évaluent plus ou moins consciemment les différentes voies qu'empruntent les informations au sein du réseau. En conséquence, les utilisateurs de Facebook, par exemple, pourront décider de cesser de communiquer avec un de leur contact pour protéger leurs secrets. Mais aussi pour que leurs amis se sentent plus à l'aise à partager les leurs avec eux.

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