Les réseaux sociaux ne seraient pas encore de si bons relais de l'information

Par 27 juin 2012
Mots-clés : Future of Retail, Europe
réseaux sociaux mauvais relais d'information

Véritables tremplins pour les stratégies de présence en ligne des entreprises, les réseaux sociaux n'atteindraient pas les chiffres escomptés concernant la génération de trafic pour les sites d'actualité.

En France, les réseaux sociaux auraient-il atteint leur limite lorsqu'il s'agit de produire du trafic vers les sites web d'actualité ? C'est ce que laisse entendre en tout cas la société AT Internet, spécialiste de la mesure d'audience, dans une étude récente qui dévoile que sur les cinq derniers mois, la part des visites sur les sites d'actualité que l'on peut attribuer à Facebook se stabilise à 2,9%. De même, une stabilisation serait également perceptible en provenance de Twitter qui stagne sur la même période à 0,6%. Des résultats qui s'avèrent particulièrement décevants pour les sites d'actualité au vu de la réussite des campagnes marketing des autres secteurs et, surtout qu'au contraire l'évolution du trafic sur an laissait présager une augmentation exponentielle.

Des chiffres qui (ne) cessent d'augmenter

Car en effet sur la période de mars 2011 à mai 2012, la part moyenne de redirection d'internautes vers les sites d'actualité a quasiment doublé pour Facebook, passant de 1,5% à 2,9%, et même triplé pour Twitter, passant quant à lui de 0,2% à 0,6%. Donc, ce ralentissement dans la progression du trafic est d'autant plus effrayant pour les 11 sites d'actualité français sondés dans le cadre de l'étude que Facebook représente actuellement 25,2% d'apport de visites. Soit 3 visites sur 100 peuvent lui être attribuées, près de cinq fois plus que pour le moteur de recherche Bing. Il se placerait d'ailleurs parmi les deux sites les plus affluents pour les sites d'actualité. Et bien qu'un peu plus modeste en terme de trafic, Twitter représente notamment 0,6% du total des visites sur ces sites et 5,8% sur la part des sites relayeurs.

D'autres médias plus influents/affluents

Et l'explication de ce ralentissement se trouverait peut être, selon l'étude, dans la concurrence avec le géant Google. Ainsi, à titre de comparaison, lorsque la part de Facebook sur le total des visites n'atteint que 2,9%, celle de Google grimpe à 40,3% en moyenne. Soit 14 fois de plus que Facebook. Il est vrai que l'on peut attester que la fonction première de Google est d'être un moteur de recherche et donc, que contrairement aux réseaux sociaux, celui-ci propose directement des liens aux internautes. Mais ce serait négliger l'utilisation de son propre réseau social Google+. Quoi qu'il en soit, l'étude rappelle que la zone d'actualité iGoogle se positionnerait tout de même à la première place pour près de la moitié des sites web d'actualité.

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