Réseaux sociaux : les pays émergents produisent, les Européens consomment

Par 19 janvier 2012 Laisser un commentaire
monde réseau social

Une entreprise doit-elle bâtir une stratégie globale en matière des réseaux sociaux ? Non, car l'utilisation de ces médias diffère largement d'un pays à l’autre. C'est ce que montre l'étude Global Social Media Adoption de Forrester.

L'Inde, la Chine et le Mexique réunissent 93% d’utilisateurs de médias sociaux. Et les trois quarts sont des utilisateurs pro-actifs qui, loin de ne suivre que leurs amis, produisent et diffusent du contenu (blogs, tweets, vidéos, musique, etc.). En Europe de l'ouest, la tendance s'inverse : seulement 21% de la population est jugée active sur les réseaux sociaux. C'est Forrester, dans une étude sur l'adoption des réseaux sociaux dans le monde, qui pointe la différence d’utilisation de ces outils en fonction des pays. Le cabinet d'analyse a interrogé plus de 95000 personnes réparties dans dix-huit pays d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Asie et d'Amérique latine.

Des différences entre les zones géographiques

Si les marchés émergents (Inde, Chine et Mexique) sont des bassins d'utilisateurs pro-actifs, l'Europe et l'Amérique du Nord concentrent trois-quarts d'utilisateurs dits "spectateurs" - respectivement 69% et 73%- qui lisent, écoutent ou regardent du contenu en ligne. Les Européens ne sont eux-mêmes pas égaux devant leur statut de consommateurs de médias sociaux. Si seulement 55% des Britanniques sont des "joiners" qui ont un compte sur les réseaux sociaux et en visitent d"autres, la part chute à 50% en France voire à 33% en Allemagne. De même, dans la petite part d"utilisateurs Européens producteurs de contenus, Français, Allemands, Britanniques et Néerlandais sont largement dépassés par les Italiens et les Suédois, deux fois plus actifs.

Facebook en France, Twitter au Japon, Weibo en Chine

Ces différences peuvent être le signe d'une culture différente. Les Japonais connectés qui utilisent Facebook au moins une fois par mois ne représentent que 13% de la population ; mais ils sont 23% à préférer l'anonymat de Mixi ou de Twitter. Qu'on se le dise : la portée technique d'un Twitter ou d'un Facebook n'est pas suffisante pour assurer la réussite d'une stratégie en ligne. Et s'il est d'usage de considérer les médias sociaux comme des outils sans frontières, remarquables pour suivre et garder le contact avec son réseau partout dans le monde, s'assurer de communiquer efficacement avec le plus d'Asiatiques ou d'Européens possible (clients, prospects, partenaires) nécessite de penser sa stratégie à l'échelle locale. Voire par le prisme de la culture d'un pays.

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