Les réseaux sociaux permettent d'en apprendre aussi sur les non membres

Par 09 mai 2012
Mots-clés : Smart city, Europe
shadow profile

Le simple fait d'avoir des amis inscrits sur un site collaboratif permettrait d'être identifié. Cela, en puisant dans les liste de contacts mails, téléchargées au moment de l'inscription.

De peur que leurs informations personnelles ne soient divulguées, certains consommateurs préfèrent se tenir à l'écart de ce type des réseaux sociaux. Une étude du département des sciences informatiques de l'Université de Heildenberg vient de prouver qu'il était néanmoins possible pour les entreprises d'identifier ces profils dits fantômes, et qu'elle baptise de "Shadow profiles". Il suffirait seulement que ceux-ci aient des connaissances elles-mêmes inscrites sur ces réseaux. Afin d'étayer leur hypothèse les chercheurs se sont penchés pendant plusieurs années sur les profils d'utilisateurs de la plate-forme sociale Facebook. Ainsi que sur de précédentes recherches mettant en évidence une corrélation entre les individus en fonction de données (goûts, emploi, activités communes...) partagées sur la plate-forme.

A partir de l'importation d'une liste de contact

Selon celles-ci, si deux amis ou plus possèdent les mêmes caractéristiques, il existe de fortes probabilités qu'un ami en commun les partage également. Pour savoir si cette théorie était également valable pour les amis non-utilisateurs de ce genre de plate-forme, les chercheurs ont étudié l'application permettant de rechercher des amis en important sa liste de contact de messagerie électronique. A partir de celle-ci, ils ont déduit que si deux personnes présentant les mêmes caractéristiques recherchent chacune de leur côté un ami commun à partir de son adresse email, celui-ci a de fortes chances de posséder les mêmes caractéristiques que les deux autres. Qu'il soit utilisateur ou non de la plate-forme. Et selon les tests effectués par les chercheurs, cette probabilité s'élèverait à plus de 40% pour les non-utilisateurs.

Les amis des amis des amis...

"Cela revient à dire que l'identification basique de qui connaît qui sur les réseaux sociaux permet de dévoiler le profil des non-utilisateurs", explique Ágnes Horvát, chercheuse pour l'université Heildenberg. "En retour, ce genre de déductions permettrait également d'identifier des liens entre plusieurs non-utilisateurs", poursuit-elle. Et ainsi effectuer un ciblage des individus en dehors des réseaux sociaux et cela, en fonction de profils probables identifiés à partir de profils-amis. Reste que cette technique d'identification et de ciblage demeure à la limite de la légalité et de la morale en ce qui concerne le respect du respect de la vie privée. En effet, les données recueillies par les chercheurs ont été fournies par Facebook mais sans l'autorisation des utilisateurs. C'est pour cette raison d'ailleurs que les chercheurs ont choisi de garder les profils analysés anonymes.

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