Des réseaux sociaux plus confidentiels via une gestion distribuée ?

Par 09 février 2010

L'université de Floride propose un système de partage des profils des plates-formes collaboratives en mode pair à pair. Il permet aux utilisateurs de ne partager leurs informations qu'avec les contacts de leur choix.

Un nombre croissant d’internautes s’inquiète voir les propriétaires de réseaux sociaux s’approprier sans condition les données de leur profil. Pour rassurer les internautes et éviter cette centralisation, des chercheurs de l’université de Floride proposent de partager les profils des réseaux sociaux en mode pair à pair. C'est-à-dire de passer d’un stockage centralisé des données à une gestion distribuée. Il s’agit ici de recourir à une couche applicative permettant à ses utilisateurs de ne partager les informations de leur profil qu’avec les personnes de leur choix et de manière plus sécurisée. En acceptant une personne dans sa base de contact, celle-ci devient de fait membre de la couche applicative.
Chaque membre fournit un certificat d’accès à ses contacts
Le système repose sur l’utilisation d’une infrastructure à clés publiques. Chaque utilisateur y joue le rôle d'autorité de certification pour sa couche de profil, fournissant à chaque membre de la couche (c'est-à-dire ses contacts) un certificat signé par lui. Les informations du profil restent accessibles aux utilisateurs autorisés même lorsque le propriétaire est déconnecté. Pour faciliter la recherche d’amis sur le réseau, tous les membres du réseau social appartiennent à une couche commune qui agit comme une sorte de répertoire. Cette couche amorce aussi les connexions entre les différentes couches de profils des utilisateurs.
Fractionner les informations du répertoire
Là non plus, les chercheurs n’envisagent pas de gestion centralisée de ce grand répertoire. Ils proposent de s’appuyer sur le principe des tables de hachage distribuées, déjà utilisées dans les systèmes d’échange de fichier de P2P. Le principe consiste simplement à fractionner les informations du répertoire et à les stocker dans les ordinateurs des membres. Les chercheurs reconnaissent cependant qu’un tel système aurait beaucoup de mal à fonctionner au sein de réseaux de petite taille. La principale raison est que le principe de stockage distribué ne pourrait pas s’y appliquer puisque trop peu d’ordinateurs seraient disponibles pour le faire. Il reviendrait donc à chaque membre de stocker ses informations sur son ordinateur, qui du coup seraient inaccessibles lorsqu’il serait déconnecté.

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