Des réseaux sociaux pas encore au point en termes de confidentialité

Par 24 novembre 2009
Mots-clés : Future of Retail

Les sites communautaires n'indiquent pas suffisamment à leurs membres comment protéger leurs informations personnelles. Ces derniers avouent également ne pas faire attention aux possibilités de réutilisation de leurs données.

Les législations qui entourent la protection des données personnelles risquent bien de ne pas faire le poids face à la popularité des réseaux sociaux. Pourquoi ? Parce que selon le Sintef, qui publie une étude sur le sujet, des sites comme Facebook ou Twitter n'offrent encore que peu de solutions de préservation des informations sur sa vie privée. En cause le manque de mesures en elles-mêmes, mais aussi le faible taux de maîtrise technique des utilisateurs et leur méconnaissance des règles existantes. Or le problème, c'est que ces plates-formes sont de plus en plus fréquentées par les internautes : près de 70 % des internautes norvégiens sont membres d'une communauté en ligne.
Un manque de méfiance et de renseignements
L'étude souligne ainsi que peu d'entre eux prennent en compte le potentiel réel de détournement d'informations personnelles ainsi que les différentes mesures à prendre pour s'en protéger. Une des raisons invoquées est que trop peu de plaintes et d'avertissements ont été relatés pour pouvoir les convaincre de rester vigilants. La quasi totalité des personnes interrogées lors de cette étude avoue également ne jamais lire les conditions et autres clauses des contrats d'utilisations avant de s'enregistrer comme membre d'un réseau. "Une grande majorité des personnes interrogées ne sait pas par exemple de quelle manière son profil Facebook peut être exploité à des fins commerciales", affirme Marika Lüders, de l'Institut.
Multiplication des risques
Les risques ne sont pas uniquement de nature commerciale. Ces informations peuvent se retourner contre l'utilisateur : usurpation d'identité, messages et contacts non désirables. Mais aussi dans le cadre professionnel, lorsque ces données sont visibles pour l'employeur. Malgré cela, les chercheurs de Sintef prévoient que le nombre d'informations personnelles laissé sur la Toile sera de plus en plus important. Notamment avec l'adoption croissante des smartphones et l'émergence de médias supplémentaires comme Google Wave.

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