Les réseaux sociaux préférés à l'email pour les échanges professionnels ?

Par 03 février 2010 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

Pour un nombre croissant de collaborateurs, les plates-formes sociales - interne ou externe - deviendront un mode de communication privilégié. Le micro-blogging fait également ses armes pour les échanges entre collègues.

USEO rappelait récemment que pour les entreprises il ne s'agit désormais plus de savoir si elles doivent utiliser des outils de réseaux sociaux ou non, mais comment et dans quel but. Le Gartner confirme cet engouement : dans une récente étude, il annonce que d'ici à 2014, un collaborateur sur cinq fera des réseaux sociaux le "hub" de ses communications professionnelles. C'est-à-dire qu'il privilégiera ces sites à l'e-mail pour ses communications interpersonnelles. "La distinction rigide entre courriels et réseaux sociaux tendra à disparaître", note Matt Cain, vice-président de la recherche au Gartner. La raison : le déploiement par un nombre croissant d'entreprises de leur réseau en interne ou l'autorisation d'utiliser les plates-formes dites publiques dans le cadre de leur travail. Selon le cabinet, ces réseaux sont même plus adaptés pour certaines activités. Notamment parce qu'ils permettent l'actualisation des statuts ou la délimitation des domaines d’expertise.
Les réseaux sociaux ne sont pas les seuls outils dont va s’emparer l’entreprise
"Nous nous attendons du coup à une forte croissance des ventes de services de réseaux sociaux dans les nuages ou sous licences", ajoute le responsable recherche. Les réseaux sociaux ne sont pas les seuls outils dont va s'emparer l'entreprise : le cabinet prévoit ainsi qu'en 2012, la moitié des entreprises utilisera des systèmes de flux semblables à ceux que l'on retrouve sur les sites de micro-blogging, Twitter en tête. Le but étant de disposer d'outils en interne permettant d'échanger rapidement avec ses collègues. Mais le cabinet met un bémol à cette tendance. "Il sera difficile pour un service de micro-blogging en interne d'être adopté massivement au sein d'une entreprise. L'échelle de Twitter est l'une des raisons de son succès", nuance Jeffrey Mann, également responsable du département Recherche. "Ce problème d'échelle risque de réduire le nombre d'utilisateurs considérant ce type d'outils comme utile".
Un manque de méthodes, de technologies et d’outils serait préjudiciable
Si elles veulent déployer une politique homogène orientée vers les outils sociaux, les entreprises devront aussi faire attention à d'autres écueils : selon le Gartner, un manque de méthodes, de technologies et d'outils entraveront le lancement avec succès de solutions dites sociales dans le court terme. Quand elles s'intéressent à la collaboration, les compagnies sont en effet habituées à fournir des plates-formes technologiques (e-mail, messagerie instantanée, vidéo-conférence), plutôt que délivrer une solution de réseau social qui correspond à une problématique business. Du coup, le Gartner prévoit que tant qu'elles ne changeront pas de stratégie, plus de 70 % des initiatives échoueront. Parmi les autres tendances soulignées par le cabinet : le fait que les deux tiers des applications collaboratives conçues pour ordinateurs seront des extensions d’applications utilisées préalablement sur smartphone.

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1 Commentaire

C'est à la mode parce que cela correspond à un besoin. Les gens sont seuls devant des problèmes personnels ou professionnels à résoudre et le monde regorge de solutions d'autant plus acceptées qu'elles sont anonymes. Je ne suis aucunement concerné mais je devine la necessité.

Soumis par Brillant (non vérifié) - le 05 février 2010 à 12h11

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