Les réseaux sociaux restent à explorer

Par 18 septembre 2008 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

Afin d'optimiser l'usage des réseaux sociaux mais aussi développer un vrai business model, il est nécessaire d'approfondir nos connaissances du terrain. Cela vaut pour les chercheurs comme pour les internautes.

Les accrocs à Facebook se porteraient garants contre vents et marées de la qualité et de l'intérêt des réseaux sociaux, de leur intégrité et de leur utilité. Mais il semblerait que ces sites communautaires sont encore loin de faire l'unanimité. Si l'on met à part les détracteurs du notworking, une autre raison explique cette attitude peu amène envers les réseaux sociaux : l'incompréhension. C'est du moins ce que pense le chercheur Duncan Watts, chercheur chez Yahoo! Research. "On est encore en train d'essayer de comprendre le fonctionnement des réseaux sociaux, leur rôle, leurs évolutions...", confie-t-il au New Scientist. Ce manque de compréhension touche d'abord les internautes qui ne connaissent pas ces sites, qui ne savent pas s'en servir et qui se demandent s'ils ont même une utilité. Mais il concerne également les scientifiques eux-mêmes, qui étudient les réseaux sociaux depuis une dizaine d'année maintenant.
La question de la monétisation se pose
Le manque de connaissance pourrait être l'une des raisons pour lesquelles les sociétés n'ont pas encore su tirer pleinement parti de ces sites communautaires, d'un point de vue financier par exemple. La monétisation (ou conversion de l'audience en chiffre d'affaires) est en effet encore bancale. Ainsi, la majorité des sites ont investi dans les bandes passantes et les serveurs, ce qui les a menés à avoir un retour sur investissement dérisoire. Si l'audience répond à l'appel, demeure la question de la profitabilité de ces réseaux sociaux.  "Les applications 2.0 sont en train d'être testées, les sites attendent le retour des internautes, ils voient ce qui fonctionne ou non, et avancent petit à petit", souligne Duncan Watts auprès du New Scientist. "Peut être que si nous avions une meilleure approche scientifique des réseaux sociaux nous saurions mieux les monétiser". Les chercheurs sont donc à la recherche de la formule qui assurerait des revenus aux sites communautaires.
Des structures évolutives
Or les réseaux sociaux sont des structures complexes, qui changent en permanence, en fonction de l'activité que peuvent y avoir les internautes. Il est donc difficile de se baser sur les données récoltées pour comprendre leur fonctionnement. Mais, toujours selon Duncan Watts ces sites n'ont pas atteint leur niveau optimum de fonctionnalité. "Ces sites ont pu devenir indispensables à certains internautes, mais la plupart d'entre eux se sont construits d'abord sur un mode expérimental, inachevé, ce qui fait que certaines applications peuvent manquer ou bien être peu abouties". Reste que le chercheurs relève deux grandes innovations apportées par Facebook : les newsfeed et la plateforme de développement, qui permet à chacun d'élaborer ses propres applications par exemple. "Ces outils permettent de modifier les moyens de communication traditionnels, reste à savoir les exploiter au mieux", conclut-il.

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1 Commentaire

Personnellement, je crois dur comme fer au bien fondé des réseaux sociaux.
Hormis les ténors généralistes, il réside un intérêt grandissant pour les communautés thématiques.
Par contre, c'est clair que le temps passé en globalité sur son réseau social préféré peut coûter cher à l'entreprise. Notamment Facebook qui est champion pour tenir occupé ses membres.

Soumis par Laurent (non vérifié) - le 18 septembre 2008 à 20h21

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