Les réseaux universitaires européens s'interconnectent

Par 13 juin 2008
Mots-clés : Smart city, Europe

Pour simplifier une architecture de réseaux complexes, le projet MUPBED initie un système vertical. L'objectif : permettre aux utilisateurs d'échanger un maximum de données.

Le partage d'informations au sein des réseaux universitaires européens peut s'avérer complexe, surtout lorsqu'il s'agit de données volumineuses, comme de la VOIP ou bien de la vidéo. "Quelqu'un dans une université européenne doit passer par différents réseaux et technologies avant de pouvoir joindre un de ses collègues dans un autre établissement", explique Jan Spaeth, coordinateur du projet MUPBED. "Et le problème est que souvent la qualité de la connexion ne leur permet pas de partager autant d'informations qu'ils le voudraient". Afin de trouver un moyen simple et rapide de partager des données à ces différents échelons, le projet MUPBED a été élaboré. La solution : trouver un moyen de relier verticalement ces réseaux. Car pour connecter les chercheurs et professeurs entre eux, il existe une architecture à trois niveaux, qui rend l'interconnectivité plus difficile.
Créer des liens entre les niveaux
Le premier niveau est celui du réseau qui connecte un campus en reliant entre eux les divers bâtiments et départements de recherche. Le second niveau est composé du réseau qui relie chaque réseau universitaire à l'échelle nationale. Enfin le plus haut niveau est celui européen, qui regroupe tous les nationaux. MUPBED a élaboré le système suivant : lorsqu'un utilisateur fait une recherche sur un sujet spécifique, il utilise une bande passante particulière, et alors une connexion automatique s'instaure entre les niveaux de réseaux. Ces derniers communiquent alors entre eux, et fournissent le résultat à l'utilisateur. Au coeur de la solution : un système d'optimisation des ressources du réseau qui fait que la bande passante est activée seulement lorsqu'elle est utilisée.
Capacité optimale
Les chercheurs ont testé le système en menant des vidéoconférences entre plusieurs participants dispersés en Europe, demandant une large bande passante. Autre test : envoyer des données volumineuses d'un réseau à un autre, et ce parmi les trois différents niveaux. Et selon eux, les résultats se sont avérés concluant. Dans chacun des cas, les applications établissaient les liens entre les réseaux nécessaires en utilisant toute la bande passante dont elles avaient besoin. Une fois la tâche terminée, la bande retrouve sa capacité optimale et les liens sont rompus.

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