Pour résister à la crise, les fonds américains misent sur le vert

Par 11 juin 2009

Les technologies vertes vont voir les capitaux affluer : pour les investisseurs outre-atlantique, elles restent une source sûre de profits. Ces investisseurs misent désormais sur les initiatives des autres continents.

Dans un contexte de crise, plus de la moitié des fonds américains s'apprête à réduire le nombre d'entreprises dans lesquelles ils investissent. Un secteur tire néanmoins son épingle du jeu : celui des technologies vertes. Dans une étude, Deloitte et la National Venture Capital Association expliquent que plus des deux tiers des fonds de placement interrogés prévoient d'augmenter leur participation dans les technologies vertes et innovantes sur les trois prochaines années. La raison en est simple : ces "Green Tech" restent synonymes pour les investisseurs américains de source de revenus. Autre fait marquant : ils sont prêts à investir bien au-delà de leurs frontières nationales.
L'Asie comme premier réceptacle
La grande gagnante est l'Asie : une majorité pense que le continent va voir ses capitaux augmenter rapidement. Ce qui en fait la principale destination des financements étrangers. L'Inde aussi est présentée comme une destination prisée : 40 % des investisseurs veulent s'y activer. L'Amérique du Sud devient également un centre d'intérêt pour les fonds de placement américains. A contrario, l'Europe (un quart) et les Etats-Unis (à peine plus de 15 %) semblent délaissés. L'Afrique est elle complètement oubliée. L'étude montre que la plupart de ces placements seront des partenariats limités où les risques financiers sont moins importants.
Les nouveaux médias attirent les capitaux
Les technologies vertes ne seront pas les seules à attirer l'investissement : les secteurs de la médecine et des nouveaux médias sont considérés comme les plus attractifs pour un tiers des investisseurs, qui prévoient d'y augmenter leur participation. Suivis des services aux consommateurs et du développement de logiciel pour un cinquième. Enfin, le rapport montre que les secteurs les plus matures comment les semi-conducteurs et les télécommunications sont eux plus fragiles et ne devraient pas voir leur capital augmenter.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas