Respect de l'environnement: Nokia et Dell en tête, Motorola et Lenovo en queue de peloton

Par 29 août 2006
Mots-clés : Smart city, Europe

L'organisation Greenpeace vient de publier une étude sur les efforts que font les entreprises de l'industrie électronique pour préserver l'environnement. L'association écologiste a ainsi établi...

L'organisation Greenpeace vient de publier une étude sur les efforts que font les entreprises de l'industrie électronique pour préserver l'environnement. L'association écologiste a ainsi établi publiquement le classement des 14 entreprises en fonction des mesures prises en faveur de l'environnement. L'organisation écologiste s'est appuyée sur deux grands critères pour établir son rapport : l'élimination des substances toxiques des produits électroniques et la récupération des produits usagés ainsi que leur recyclage. En effet, les produits électroniques utilisent de nombreuses substances toxiques dont il faut contrôler les déchets.
 
Mais qu'en est-il de ce classement? Greenpeace accorde un bon point au finlandais Nokia ainsi qu'au constructeur américain Dell avec une moyenne, pour ces deux entreprises, de 7/10. Un petit bémol tout de même pour Dell à qui Greenpeace reproche de "ne pas avoir éradiqué les substances les plus dangereuses de certains modèles".
 
Viennent ensuite Hewlett-Packard devant Sony Ericsson, Samsung et Sony. En revanche, Greenpeace décerne un carton rouge aux quatre derniers du classement: Apple (2,7/10), Acer (2,3/10), l'américain Motorola (1,7/10) et en enfin le chinois Lenovo avec une moyenne de 1,3/10...
 

Le guide d'évaluation de Greenpeace laisse apparaître bien plus d'entreprises dans le rouge que dans le vert…
 
La directive européenne RoHS (Restriction of Hazardous Substances), entrée en vigueur le 1er juillet dernier, vise justement à limiter l'utilisation de six substances dangereuses (le plomb, le mercure, le cadmium, le chrome héxavalent, le polybromobiphényles et le polybromodyphényléthers) dans les équipements électriques et électroniques. Les équipements ne respectant pas les normes établies ne peuvent donc théoriquement pas être vendus dans l'Union Européenne. Reste à savoir si les fabricants de produits électroniques sont prêts à courir un risque juridique pour continuer de vendre leur matériel constitué de métaux lourds et de substances toxiques interdits en Europe.
 
Il n'en reste pas moins que sur les quatorze entreprises classées par Greenpeace, neuf ont encore de gros efforts à fournir pour devenir plus "propres". Mais il faut aussi noter que les critères d'évaluation de Greenpeace sont plus drastiques que ceux utilisés dans la directive européenne RoHS.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 29/08/2006)

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