Résultats et ambitions de Vodafone

Par 26 mai 2004

L’actualité de l’opérateur britannique Vodafone est très riche, en ce début de semaine. Hier, nous annoncions le lancement imminent des services 3G de l’opérateur en Espagne et en Italie (voir...

L’actualité de l’opérateur britannique Vodafone est très riche, en ce début de semaine. Hier, nous annoncions le lancement imminent des services 3G de l’opérateur en Espagne et en Italie (voir article 24.05.2004). Aujourd’hui, l’actualité du groupe britannique tourne autour de ses résultats, de ses ambitions en matière d’investissement dans divers pays européens, et des difficultés de sa filiale japonaise. Les résultats Malgré ses bons résultats, Vodafone a plutôt déçu un marché désormais habitué aux performances du groupe. Il a publié un bénéfice avant impôts, amortissement des survaleurs et résultats exceptionnels en hausse de 19 %, à 15 milliards d’euros sur l’exercice 2003/2004. Du côté du chiffre d’affaires, c’est une progression de 10 %, à près de 19 milliards d’euros (18,96), que le groupe enregistre. Après amortissement des survaleurs et résultats exceptionnels, Vodafone enregistre une perte de 7,5 milliards d’euros, contre 9,1 milliards sur l’exercice précédent. Dans l’ensemble, les attentes des analystes sont confortées, même si le marché pouvait s’attendre à ce que le groupe britannique fasse un geste plus conséquent à l’intention de ses actionnaires : finalement, Vodafone leur reversera 4,5 milliards d’euros. Les ambitions européennes de VodafoneVodafone a profité de l’annonce de ses résultats pour indiquer qu’une majeure partie de ses investissements à venir seraient consacrés à plusieurs pays européens : les porte-parole du groupe ont notamment évoqué l’Italie, la France, et l’Europe de l’Est. Dans l’Hexagone, la cible de Vodafone est clairement l’opérateur de téléphonie mobile SFR, aujourd’hui sous la coupe de Vivendi Universal. Il y a quelques semaines, la direction du groupe britannique estimait que sa prise de contrôle sur SFR n’était qu’une question de temps. Du côté italien, rappelons que le groupe a conclu en février dernier un accord sur le rachat des intérêts de l’américain Verizon en Italie. En ce qui concerne les pays de l’Est, les projets de Vodafone semblent plus flous. Arun Sarin, son directeur général, a évoqué de possibles acquisitions sur cette zone et précisé : « Il y a encore un certain nombre de marchés où la pénétration de la téléphonie mobile est faible et où nous pourrions trouver des opportunités intéressantes… ». Vodafone au JaponDe l’autre côté de la planète, Vodafone a moins de quoi se réjouir. Sa filiale japonaise Vodafone Holdings, troisième opérateur de téléphonie mobile sur l’archipel, a enregistré une baisse de 20 % de son bénéfice opérationnel, à 1,56 milliard d’euros. L’opérateur perd de plus en plus de parts de marché au Japon, à cause notamment de la concurrence qu’il subit sur les services de troisième génération. Il promet cependant un retour des bénéfices au prochain exercice, assuré par le lancement de nouveaux combinés qui pourraient effectivement plaire au public japonais. A titre d’exemple, l’opérateur prévoit de lancer un téléphone portable équipé d’un appareil photo avec zoom et un autre appareil supportant une application de karaoké. Pas de doute, c’est bien pensé… Quoiqu’il en soit, Vodafone va lancer une offre de rachat de la part qu’il ne détient pas dans ses deux filiales japonaises, pour fusionner les deux entités ensuite. Montant de l’opération : 2,6 milliards d'euros. (Atelier groupe BNP Paribas - 26/05/2004)

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