Résultats d’une étude d’Ariba sur les comportements d’achats européens

Par 06 mars 2003
Mots-clés : Smart city, Europe

Ariba, spécialiste des solutions d’enterprise spend management, a réalisé en collaboration avec la London Business School, une étude portant sur les modes de gestion des dépenses des entreprises ...

Ariba, spécialiste des solutions d’enterprise spend management, a réalisé en collaboration avec la London Business School, une étude portant sur les modes de gestion des dépenses des entreprises européennes en 2003, menée par Vanson Bourne, auprès de 200 directeurs des achats issus des plus grandes sociétés européennes. Principaux résultats de cette étude : - 55 % des entreprises européennes considèrent que le ralentissement économique les a poussées à réduire leurs achats en 2002. La réduction moyenne des dépenses atteint 12 %. - Neuf entreprises sur dix tentent de réduire le tarif unitaire des biens qu’elles achètent en 2003, contre 50 % l’an dernier. - 69 % des entreprises prévoient de réduire le nombre de fournisseurs avec lesquels elles traitent. Elles cherchent à économiser en moyenne 10,3 % par rapport à leur dernier contrat. - Les entreprises se risquant à mettre en oeuvre de nouveaux systèmes d’achat sont encore peu nombreuses. La première étude Spend Agenda a été réalisée début 2002, à l’heure où les premiers signes de ralentissement apparaissaient. Les conditions se sont détérioriées et 55 % des entreprises ont décidé de réduire leurs achats de produits et de services. L’étude a révélé en 2002 une tendance au « marchandage », dès que les sociétés bénéficiaient de la renégociation des contrats avec leurs fournisseurs. Les objectifs de réduction des coûts ont augmenté de 20 %. Le nombre d’entreprises tentant de réduire le coût unitaire des biens achetés a progressé de 67 % par rapport à l’année précédente (52 à 87 % des entreprises analysées). Jamie Anderson, directeur de programme et chercheur du centre for management development de la London Business School, témoigne « cette année, les coupes sont plus profondes. La réduction moyenne prévue des volumes d’achats atteint 12 %, contre 10 % l’année dernière ». Le rapport d’analyse intitulé « The European Spend Agenda 2003 » met en relief les différences entre entreprises issues de différentes régions d’Europe (Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie et Benelux). Le Royaume-Uni présente la plus forte « tendance obsessionnelle » liée à la génération d’économies, mais pense à 94 % qu’Internet l’aidera à atteindre ses objectifs. 64 % des entreprises n’ont pas d’objectif précis pour 2003. Les directeurs des achats du Royaume-Uni déclarent avoir réduit de 14,9 % les dépenses en 2002, soit plus que l’ensemble de leurs homologues européens. Les Français demeurent sceptiques vis-à-vis du rôle d’Internet dans la réduction de leurs coûts. 44 % seulement pensent que la technologie les aidera à y parvenir. Les Français affichent le plus faible objectif de coûts en 2003 (6,7 %) et le plus petit nombre de fournisseurs sous contrats (43 %). L’Allemagne présente le plus fort pourcentage de directeurs des achats en relation directe avec leur conseil d’administration (66 %). La technologie du e-procurement, largement implantée, est utilisée pour gérer le plus grand nombre de catégories de dépenses. 72 % des entreprises allemandes recherchent de nouveaux postes d’économie. 56 % des entreprises italiennes sont plus préoccupées par le sourcing et la négociation des contrats. Elles s’appuient sur 75 % de fournisseurs sous contrats. 64 % des entreprises du Bénélux se préoccupent du rapprochement des factures. De plus, elles présentent le plus faible taux de pénétration du e-procurement et la plus petite foi en Internet. 52 % seulement pensent que le web a un rôle à jouer. Elles ne travaillent qu’avec un nombre restreint de fournisseurs sous contrat. Si 95 % des personnes interrrogées déclarent que l’amélioration de l’efficacité des achats est prioritaire, 39 % ne disposent toujours pas d’objectifs chiffrés, contre 53 % en 2002. Les entreprises disposant d’objectifs prévoient d’économiser en moyenne 9,1 % sur leurs dépenses d’achat en 2003, contre 7,5 % en 2002. Pour 42 %, le sourcing et une négociation de contrats plus efficace sont les meilleures méthodes de réduction des coûts d’achat. Les entreprises prévoient d’économiser près de 10 % du coût total des biens et des services acquis en signant des contrats avec des fournisseurs. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 06/03/2003)

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