Résultats de l’indicateur Digital Business des levées de fonds opérées

Par 19 octobre 2001
Mots-clés : Smart city

dans les sociétés Internet françaises. Les montants investis dans les sociétés Internet françaises sont passés de 416,73 millions d’euros au 3ème trimestre 2000 à 114,76 millions d’euros au 3ème ...

dans les sociétés Internet françaises.
Les montants investis dans les sociétés Internet françaises sont passés de
416,73 millions d’euros au 3ème trimestre 2000 à 114,76 millions d’euros
au 3ème trimestre 2001, soit une chute de 72 %. Ce recul résulte d’une
baisse constante et importante depuis maintenant cinq trimestres
consécutifs. Entre le second et le 3ème trimestre 2001, la diminution des
investissements est ainsi de 47 %.
Les chiffres de septembre de l’indicateur Digital Business seront bien
entendu, comme par le passé, révisés dans les mois à venir pour tenir des
comptes des sociétés Internet ayant levé des fonds en septembre, mais ne
s’étant pas encore manifestées.
Toujours est-il que la baisse est manifeste sur l’année 2001. Sur les
719,9 millions d’euros levés au cours des neuf premiers mois de 2001
(contre 1 332,7 millions d’euros sur la même période de 2000), 54 % l’ont
été au 1er trimestre (390,13 millions d’euros). 30 % de ces fonds ont été
obtenus sur le second quart de l’année (215,03 millions d’euros) et 16 %
seulement au cours du 3ème trimestre (114,76 millions d’euros).
Le nombre des tours de table est passé de 123 au 1er trimestre 2001, à 86
au 2ème trimestre et à seulement 37 au 3ème trimestre.
L’opération la plus importante au 3ème trimestre a été réalisée par
Maiaah, l’opérateur de réseaux privés virtuels, qui a obtenu 23 millions
d’euros, portant à 38 millions d’euros le total des fonds levés par cette
société. Cette opération reste toutefois inférieure à la levée de fonds de
Zebank (65 millions d’euros) et à celle de Bfinance (34 millions d’euros)
réalisées toutes deux au 1er trimestre. Les autres nominés au top 5 des
plus grosses opérations du 3ème trimestre sont Avisium (18 milions
d’euros), Enition (17,7 millions d’euros), Webhelp (10 millions d’euros)
et Ornis (5,2 millions d’euros).
Le montant moyen des tours de table chute de 6 % entre le 1er et le 2ème
trimestre 2001, mais repart à la hausse au 3ème trimestre (+ 31 %).
Les dix tours de table les plus importants ont recueilli 247,2 millions
d’euros et représentent sur les neuf premiers mois de l’année plus de 34,3
% des sommes levées par les sociétés Internet.
Les seconds tours de table et les suivants s’attribuent 82,7 % des
montants obtenus par les 38 sociétés Internet françaises ayant bouclé une
opération de financement au 3ème trimestre. Ce type d’opération a accaparé
77,3 % des sommes obtenues sur les six premiers mois de l’année, alors que
les 2ème tours de table et suivants ne comptaient que pour 36,25 % des
sommes levées au 1er semestre 2000.
Alors que l’amorçage concernait 5,24 % des montants levés au 1er semestre
2000, il ne représente plus que 3,1 % des sommes obtenues par les
entreprises Internet un an plus tard. Ce pourcentage descend encore au
3ème trimestre 2001 pour atteindre 2 %.
Les capital-risqueurs ont participé à 54,5 % des opérations et ont apporté
74,7 % des fonds levés. Les industriels sont intervenus, pour leur part,
dans 15,2 % des opérations pour 5,5 % des montants. Enfin, les business
angels ont conduit aussi 15,2 % des tours de tables, portant sur 1,8 % des
fonds levés.
On compte aujourd’hui, près de 55 entreprises en attente de tours
d’amorçage, soit 13,2 % des opérations attendues, pour 2,9 % des montants
recherchés.
Les 2ème tours de table et suivants représentent 29,8 % des opérations
attendues, pour 51,3 % du total des sommes recherchées. Les entrepreneurs
cherchant à finaliser ce type d’opération attendent en moyenne 3,76
millions d’euros, alors que les 2ème tours de table et suivants ont
représenté sur les trois derniers mois des opérations d’un montant moyen
de 5,93 millions d’euros.
Enfin, 3,6 % des entreprises cherchant auparavant à lever des fonds
privilégient aujourd’hui un rapprochement avec un acteur industriel.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 19/10/2001)

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