Le rêve relie l'homme et le robot

Par 18 février 2008
Mots-clés : Smart city, Asie-Pacifique

Photographier ses rêves n'est pas envisageable. Mais il est désormais possible de les faire interpréter par un robot. Relié aux émotions du dormeur par un système d'électrodes, il est capable de les retranscrire en mouvement.

Le projet artistique électronique Sleep Waking ne permet pas de répondre à la question poisée par Philippe K Dick, "Do androids dream of electric sheep?". Mais elle donne à un androïde les moyens d'interpréter en mouvements les réactions d'un individu en train de dormir. Le robot est relié à un réseau d'électrodes, lui-même fixé au dormeur. Permettant ainsi au robot de transcrire les réactions du rêveur en véritables gestes. En clair, quand l'humain bouge les yeux vers la gauche, le robot tourne la tête dans cette même direction. Pour transcrire des réactions moins visibles, les deux artistes à l'origine du projet ont également développé un algorithme capable de recenser un certain nombre des principales attitudes comme la peur, le bien-être ou la sensation d'être en train de voler, vécues par un individu en train de dormir.
Les électrodes transmettent l'émotion du rêveur
Chacune des ces émotions est ensuite traduite en un geste bien précis. Dès que les électrodes enregistrent une de ces activités, elles les transmettent au robot, qui exécute alors le mouvement identifié. Le but n'est pas de permettre à une personne de revivre les rêves qu'elle a vécu pendant son sommeil, mais de transmettre une vision du futur. Où les songes pourraient être enregistrés et diffusés comme de simples vidéos. Ce, grâce à une machine omniprésente.
La technologie, prolongement de l'homme
"Les robots aujourd'hui sont déjà utilisés pour augmenter les possibilités de l'homme. Des prothèses robotisées aux puces RFID implantées, la technologie est en train de passer du stade d'outil externe à une véritable extension de l'homme", souligne ainsi Fernando Orellana sur le blog "We make money not art". Le Sleep Waking a été exposé à l'occasion de la treizième édition du Exit Art Exhibition en Australie.
La culture numérique en quête de subventions

Le blog "We make money not art" l'exprime suffisamment clairement : les artistes ont besoin de subventions pour mener à bien leurs projets. Notamment dans le secteur de l'art numérique et multimédia, encore balbutiant. 

Vers un réexamen des aides 

D'où l'initiative de plusieurs artistes français, qui lancent la Fédération nationale des acteurs "culture multimédia". Ce, afin de demander au ministère de la Culture, qui a mis fin aux systèmes d'aide à la création multimédia, de réexaminer sa décision.
L'Atelier BNP Paribas

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