Les revenus 1998 du commerce électronique sont estimés à 13 milliards de dollars.

Par 16 février 1999

Selon une étude menée par le Boston Consulting Group (BCG) pour le compte de l'organisation Shop.org qui rassemble la grande majorité des commerçants américains sur le Web, les consommateurs améri...

Selon une étude menée par le Boston Consulting Group (BCG) pour le compte
de l'organisation Shop.org qui rassemble la grande majorité des
commerçants américains sur le Web, les consommateurs américains ont acheté
sur Internet en 1998 pour près de 13 milliards de dollars (11,5 milliards
d'euros). Les ordinateurs, les services financiers, les loisirs et les
voyages ont représenté à eux seuls près de 80 % du total des achats.
Toutefois, représentant moins de 1 % du commerce de détail en Amérique du
Nord (et le tiers du commerce électronique entre entreprises), cette somme
reste modeste, mais devient significative d'autant que ce nouveau canal de
distribution affiche une croissance annuelle de 200 %.
L'étude a porté sur les 127 plus importantes entreprises du secteur,
réalisant chacune plus de 100 000 dollars de revenus sur Internet.
Vice-président du BCG et auteur de l'étude, David Pecaut assure "le
commerce électronique est bien plus que la simple transposition de la
vente sur catalogue sur Internet. Car le Web permet un choix immense, une
sélection plus fine et plus d'interactivité avec le client. Ainsi, sur le
site de la librairie Amazon.com, on peut recevoir sur son e-mail toutes
les informations sur les nouveautés qui vous intéressent, on peut avoir
une relation beaucoup plus personnalisée avec le client".
Selon lui, le commerce électronique pourrait représenter à terme jusqu'à
20 % du commerce détail, contre 5 % pour la VPC. "Les anciens canaux de
vente ne disparaîtront pas, mais ils ne vendront pas forcément la même
chose. Les magasins généralistes et les épiceries ont disparu des rues
commerçantes. Il y a dix ans, ces dernières représentaient 40 % des
achats, contre 15 % seulement aujourd'hui. Le magasin physique restera
toujours indispensable quand on veut un produit immédiatement, pour le
plaisir que peut procurer le shopping et aussi parce que certains produits
seront toujours plus chers sur Internet qu'en magasin".
Paradoxalement, les analystes de BCG estiment que les acteurs
traditionnels seront les bénéficiaires de cette nouvelle révolution du
commerce "plus de 59 % du chiffre d'affaires sur Internet est réalisé par
les commerçants traditionnels et cette proportion va encore augmenter".
Deux raisons pour cela : l'importance de la marque et le coût du marketing
sur Internet. Le coût moyen d'une commande sur Internet s'élève à 26
dollars, contre 2 dollars dans le commerce traditionnel et 3 dollars dans
la vente par correspondance.
(Les Echos - 16/02/1999)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas