La RFID se met au service d'une tumorothèque

Par 02 juillet 2007
Mots-clés : Smart city, Europe

L'institut Paoli-Calmettes de Marseille mise sur les étiquettes RFID pour mieux gérer les données de sa biobanque. Celle-ci contient les résultats d'analyses effectuées sur des tumeurs cancéreuses...

L'institut Paoli-Calmettes de Marseille mise sur les étiquettes RFID pour mieux gérer les données de sa biobanque. Celle-ci contient les résultats d'analyses effectuées sur des tumeurs cancéreuses.
 
L'institut Paoli-Calmettes, aussi connu sous le nom de Centre Régional de Lutte contre le Cancer Provence-Alpes-Côte d'Azur, constitue depuis plusieurs années une tumorothèque institutionnelle, qui recueille et conserve les nombreuses analyses biologiques et les échantillons congelés des tumeurs de patients atteints de cancer. Elle enregistre chaque mois plus de 1 300 nouveaux échantillons. Pour accélérer les collaborations entre médecins et les chercheurs au niveau du diagnostic, du choix du traitement pour le malade et le suivi des soins au sein de cette tumorothèque, elle développe le projet MISTRALS (Mutualisation Informatique des Systèmes Technologiques pour la Recherche Pharmaceutique et la Santé). Objectif: automatiser les analyses pour engendrer une meilleure gestion des données.
 
Un afflux d'échantillons à gérer
 
En effet, l'institut Paoli-Calmettes doit désormais faire face à un accroissement des échantillons biologiques et des informations qui leur sont associées, à un besoin d'une meilleure conservation de ces échantillons et à la nécessité d'établir une centralisation des plates-formes d'analyses biologiques. Cette réorganisation doit en sus respecter impérativement les obligations de traçabilité, de respect de la confidentialité et de délais de prise en charge, de l'acheminement et de la conservation des échantillons. C'est à cet effet que le projet MISTRALS préconise l'utilisation des étiquettes contenant une puce radio RFID. Ces étiquettes intelligentes répondent à tous les besoins énoncés par L'institut. A savoir autoriser un stockage d'une large quantité d'informations et favoriser l'actualisation de ces données.
 
Testées pour résister à de rudes conditions
 
Sans oublier la lecture simultanée de plusieurs étiquettes, le respect de la confidentialité et le suivi des différentes étapes de la vie d'un échantillon. La puce RFID renferme un identifiant unique, la date de prélèvement, le type de tissu conservé et les réponses au traitement par le patient, ainsi que son âge et son sexe. Mais avant leur implantation, ces puces doivent être soumises à un certain nombre de tests visant à mesurer leur résistance dans des conditions telles que les basses températures ou l'exposition à des produits chimiques toxiques. La tumorothèque de l'institut Paoli-Calmettes a ainsi testé des puces RFID dans des conditions extrêmes de froid en utilisant de l'azote liquide. Toutefois, les codes barre traditionnels sont conservés, au cas où les étiquettes RFID ne supporteraient pas un stockage de plusieurs années.
 
Anne Confolant, pour L'Atelier
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 29/06/2007)

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