RIM marque des points face à NTP

Par 20 décembre 2005

L'affaire qui oppose le canadien Research In Motion (RIM), fabricant du célèbre Blackberry, à l'américain NTP finira-t-elle un jour ? Dernier rebondissement en date : le U.S. Patent and Trademark...

L'affaire qui oppose le canadien Research In Motion (RIM), fabricant du célèbre Blackberry, à l'américain NTP finira-t-elle un jour ? Dernier rebondissement en date : le U.S. Patent and Trademark Office (USPTO, bureau américain des brevets) vient d'invalider deux des cinq principaux brevets détenus par NTP dont il est question dans cette affaire, rendant donc nulles et non avenues les poursuites engagées.

La révision de ces brevets a été, comme de juste, réclamée par RIM qui risque théoriquement jusqu'à l'interdiction pure et simple du Blackberry sur le territoire américain. Or le juge Spencer, en charge de l'affaire pour la cour de Virginie, vient d'ordonner le report des auditions jusqu'à une date pouvant coïncider avec celle du verdict de l'USPTO.

Ce dernier vient de se prononcer en défaveur de NTP sur deux des cinq principaux brevets incriminés : "les arguments du détenteur du brevet ne sont pas persuasifs", lit-on dans le rapport émis par l'USPTO. Une première victoire pour RIM qui estime que la Cour devrait en tenir compte, mais prépare une solution de repli en cas d'échec.

"Nous espérons et croyons que la Cour considèrera ces nouvelles informations. Si elle ne le faisait pas, nous préparons un logiciel de secours et nous poursuivrons nos affaires comme nous l'avons toujours fait, et comme nous le ferons toujours", affirme James Balsillie, co-président de RIM. En admettant que cette solution de repli ne soit pas, à son tour, susceptible d'être attaquée...

Dans ce litige, qui court depuis plus de trois ans, la position de RIM se renforce au détriment de celle de NTP, dont l'acharnement et les refus systématiques opposés aux propositions d'accord lui valent une mauvaise presse outre-Atlantique. "Nous avons mis un milliard de dollars sur la table et il [NTP] a déclaré que ce n'était pas assez", explique James Balsillie à l'agence Reuters, "ce n'est pas comme si nous n'avions pas essayé d'être raisonnables...".

(Atelier groupe BNP Paribas - 20/12/05)

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