Quand le robot acquiert le sens du toucher

Par 20 avril 2010
Mots-clés : Smart city

Le robot iCub dispose désormais d'un système qui s'apparente à une peau artificielle. Elle est composée de circuits imprimés flexibles fonctionnant comme des capteurs et permettant d'identifier la texture d'un objet.

Si les robots commencent à reconnaître les objets qui les entourent, il leur reste difficile d'en connaître la matière et de savoir comment s'en emparer. C'est à cela que veut remédier l’Institut Technologique d’Italie : une équipe travaille sur un système qui confère au robot qui en est recouvert la capacité d'identifier la texture des objets qu'il manipule. Ce qui permettra à l'avenir de déterminer la pression qu'il devra appliquer pour son emparer. Pour le moment, cette peau artificielle a été mise au point pour l'androïde iCub, dont elle recouvre la quasi-totalité du corps. Cette peau artificielle est composée d'unités de circuits imprimés flexibles qui agissent comme des capteurs.
Reconnaître le poids et la texture des objets
Chaque unité, de la forme d'un triangle isocèle de trois centimètres, comprend douze points tactiles baptisés de pixels tactiles, ou taxels. Le système est aussi composé de capteurs de températures. Le tout étant relié au système embarqué du système robotisé. L'ensemble permettra de reconnaître des objets, mêmes légers comme par exemple de moins d'un gramme. Par ailleurs, la résolution de ces pixels sera suffisante pour reconnaître des pressions comme une main agrippant le bras. Cela donnera la possibilité aux robots de mieux remplir des tâches complexes qui requièrent le sens du toucher, comme lors de déplacements ou d'interactions avec les hommes.
Apprendre à s'en emparer
A l’avenir, l’Institut prévoit également d’ajouter à cette peau artificielle une couche de polymères piézoélectriques baptisée PVDF. Alors que le système actuel permet de mesurer la pression, celui-ci produira des vibrations en fonction du contact avec une surface ou un objet. Ce qui, notent les chercheurs, permettra d'identifier avec plus de précision la matière et la composition d'un produit. Le robot sera alors capable d’évaluer son niveau de pression sur une assiette en porcelaine glissante. Les premiers modèles seront envoyés au mois de mai à plusieurs laboratoires européens.

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