Quand le robot apprend à se sortir de toutes situations

Par 21 janvier 2010
Mots-clés : Smart city

Le système mis au point par un consortium allemand combine capteurs et réseau neuronal artificiel. Cela lui permet de s'adapter de manière autonome à un environnement potentiellement dangereux ou encombré.

Un robot capable de choisir de manière autonome la manière de se déplacer sur un terrain pouvant être de texture, d'inclinaison et de dangerosité variables. Voilà ce que souhaite réaliser un consortium allemand*, qui a mis au point une machine robotisée disposant d'un programme qui réplique les réseaux neuronaux propres à l'homme. Pourquoi ? Parce que ces réseaux permettent aux individus de se repérer dans l'espace et de prendre des décisions en fonction de leur expérience. Le système mis au point par les chercheurs est du coup évolutif : le robot apprend de ses précédentes expériences pour décider de la démarche à adopter sur le terrain. Concrètement, il est composé de six pattes truffées chacune de capteurs - de pression, de lumière, de son, d'inclinaison ou encore de chaleur. Ceux-ci envoient des informations sur la qualité du terrain au réseau neuronal artificiel.
Le contrôle du chaos au cœur du réseau
Lorsque ces données indiquent un obstacle, un signal est envoyé. Celui-ci provoque tout d'abord une réaction chaotique, qui oblige le dispositif à passer rapidement en revue les différentes réactions qu'il connaît - au nombre de onze pour le moment. En fonction des informations dont il dispose, il choisit ensuite celle qui lui semble la plus appropriée. Si le robot doit effectuer la même tâche une nouvelle fois, il adoptera plus rapidement la démarche appropriée en se souvenant de la première expérience. L'association des différents capteurs lui permet aussi de détecter un danger. Ses concepteurs parlent d'un mode panique : s'il identifie une soudaine chaleur par exemple, il considère cela comme une menace et est capable de s'éloigner rapidement de la zone.
Un mode panique
Un tel système permettra notamment d'améliorer les machines robotisées envoyées sur les lieux d'une catastrophe. A l'image du robot serpent mis au point par une équipe du Sintef capable de se glisser dans les décombres pour identifier par exemple la présence de survivants. Le système mis au point par les chercheurs allemands peut en effet être décliné sous différentes formes. "Cette machine robotisée servira aussi à améliorer les déplacements des personnes munies de prothèses des jambes", explique ainsi Marc Timme à L'Atelier. La démarche de ces personnes et des robots deviendra plus souple et naturelle.
*Le projet est mené par une équipe du Bernstein Center for Computational Neuroscience de Göttingen et par le Max Planck Institute.
Vidéo du robot :

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas