Quand le robot comprend en faisant

Par 25 octobre 2012 Laisser un commentaire
robot

Pour améliorer sa perception, un robot doit déterminer les matières qui l'entourent lorsqu'il est en mouvement et non dans un deuxième temps. Cela, afin de s'adapter en temps réel.

Les projets sont pléthores pour améliorer l'autonomie des robots et leur permettre de comprendre plus immédiatement leur environnement et de prendre des décisions en temps réel. Du côté de l'université du Pays Basque, l'UPV/EHU, l'idée est de permettre aux machines robotisées non pas de d'abord percevoir, comprendre leur environnement et ensuite agir. Mais de comprendre un fait par l'action. Leur projet, baptisé eSMCs, part du principe que l'action ne doit pas être une simple conséquence de la perception, mais une partie intégrante de ce processus. Les humains par exemple interagissent avec leur environnement quasiment sans s’en rendre compte. Leur premier travail a consisté à permettre à un robot de déterminer les matières et les reliefs de son environnement, et de les comprendre au moment où il les appréhende, afin d'agir en fonction. Le système mis au point par les chercheurs est capable par exemple de distinguer un bouton d’acné d’une morsure en déterminant si c’est une bosse ou un creux.

Fonctionnement

En fait, le robot n'existe pas en tant que tel, c’est une simulation. Puisqu’il a une fonction sensorielle, c’est en ce sens une sorte de capteur ou une simulation de capteur. "Dans notre modèle, il y a un 'agent' se déplaçant dans une seule dimension (de gauche à droite) qui balaye une surface face à lui qu’il faut imaginer comme une ligne droite)", nous confie Xabier Barandiaran titulaire d'un doctorat en philosophie et chercheur à UPV/EHU. Dans cette surface, on trouve des formes de cloches de largeurs différentes. Le capteur, en se déplaçant de droite à gauche sur cette ligne et en activant l’oscillation  sensorielle, est capable de se stabiliser sur le type d’endroit correct et éviter de passer par d'autres. Cette capacité est permise grâce à la combinaison de "deux mini-cerveaux, le corps et l'environnement", ajoute-t-il. En fait leur idée de base est que, lorsque nous percevons, il y a une exploration active, notamment une coordination avec l'environnement.

Définir les concepts

Le projet eSMCs vise à appliquer cette idée à des modèles informatiques utilisés dans les robots, afin d'améliorer leur comportement et même de comprendre la nature de l’esprit animal et humain. Ainsi le travail de l'équipe de recherche met l'accent sur la partie théorique des modèles qui seront développés. "En tant que philosophes, notre travail consiste majoritairement en la définition de concepts et dans le fait de leur donner une forme mathématique. Cela est essentiel pour que le scientifique puisse les appliquer à des expériences spécifiques, non seulement avec des robots, mais aussi avec des êtres vivants" poursuit Xabier Barandiaran. Les chercheurs ont par exemple mis au point Puppy, un robot chiot construit au Laboratoire d'Intelligence Artificielle de l'Université de Zürich qui est capable de s'adapter et de "sentir" la texture du terrain sur lequel il est en mouvement (glissant, visqueux, rugueux, etc).

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