Avec son robot, l'utilisateur peut désormais n'en faire qu'à sa tête

Par 05 juin 2009 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

Aldebaran Robotics travaille sur un robot dont la tête est interchangeable. Chacune d'entre elle dispose d'une technologie - comme la vision stéréo - permettant de réaliser une tâche bien particulière.

"Sur un robot, deux éléments sont particulièrement importants", explique à L'Atelier Bruno Maisonnier, fondateur d'Aldebaran Robotics. "Il s'agit d'une part des mains et d'autre part de la tête, qui contient toutes les capacités cognitives du robot". Partant du principe que deux clients ne présentent pas les mêmes besoins, l'entreprise a choisi de proposer aux propriétaires de Nao une gamme de têtes modulaires interchangeables pour le robot. Le but ? Destiné à être fabriqué en grande série, l'outil doit être adapté à la variété d'usages que son propriétaire en fait. Les têtes sont branchées directement sur le corps de la machine. Chacune d'entre elles embarque des éléments et donc une fonction particulière, qui correspond à un besoin de l'utilisateur.
Un robot qui s'adapte à l'utilisateur
Il peut par exemple s'agir d'une tête qui embarque un guidage laser ou une vision stéréoscopique pour rendre le robot plus mobile et manipulable. L'utilisateur peut retirer une tête pour en insérer une autre en quelques gestes. Nao, haut de soixante centimètres, conjugue capacités gestuelles, comme tendre les bras vers son utilisateur, et interaction. Pour cela, il intègre des capteurs, comme des caméras ou des microphones, derrière lesquels est programmé un extracteur. Il s'agit d'un module informatique qui permet au robot de commencer à comprendre son environnement. Via ce système, Nao peut entrer en relation avec l'humain selon plusieurs modes, dont la reconnaissance visuelle de codes imprimés ou la compréhension d'indications vocales.
Vers un usage grand public
"Il est également capable de parler. Par exemple, l'utilisateur peut lui envoyer un fichier textuel par Wi-Fi. Nao le télécharge et le lit à voix haute", précise Bruno Maisonnier. Il reconnaît aussi environ six visages avec un taux de réussite de 80 %. A l'heure actuelle, le robot est disponible, mais uniquement pour les laboratoires de recherche. "Nous en avons déjà vendu environ deux cent cinquante. A des laboratoires dont les problématiques ressemblent aux nôtres ou qui utilisent notre robot comme outil." A l'instar d'un laboratoire médical, qui se sert de Nao pour faire interagir des enfants autistes avec le robot. D'autres l'utilisent pour développer des recherches en intelligence artificielle ou sur la coopération entre machines. A terme, Aldebaran Robotics souhaite rendre Nao disponible au grand public. La société était présente au Salon Européen de la Recherche et de l'Innovation 2009.

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1 Commentaire

Robot troop nul !!

Soumis par vhjgj (non vérifié) - le 22 octobre 2009 à 10h17

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