Quand le robot se met à l'écoute de la route et du conducteur

Par 02 novembre 2009
Mots-clés : Smart city

Le système robotisé Aida étudie les voies et l'environnement du véhicule. Il analyse aussi l'humeur de l'automobiliste et le conseille en s'adressant à lui de manière appropriée.

Les systèmes d’aide à la navigation proposent souvent une interactivité limitée avec le conducteur. Les chercheurs du MIT ont développé un compagnon de route robotisé qui tend à réduire cet écart. Baptisé AIDA pour Agent de Conduite Intelligent et Affectif, le système est capable de lire l’humeur de son conducteur aussi bien que la route et son environnement. Pour identifier l'attitude de l'automobiliste, le dispositif interprète via des caméras les expressions faciales et d’autres indices comportementaux pour lesquels il a été programmé. Il s’appuie ensuite sur son interface qui affiche des sentiments pour communiquer et faire des suggestions au conducteur de manière appropriée. Pour produire celles-ci, il analyse et conserve les différents itinéraires empruntés par le véhicule ainsi que les principales destinations.
Fournir au conducteur un retour sur sa manière de conduire
Il est ainsi rapidement capable de déterminer où se situe le domicile ou le lieu de travail du conducteur. A termes, il est aussi capable d'identifier les zones de la ville où il se rend pour faire ses courses ou pour sortir le soir. Comme la plupart des appareils de navigation, il y inclue des données préintégrées sur la ville : zones commerciales, attractions touristiques, zones résidentielles... Il est également connecté en temps réel à un centre de données qui l’informe des embouteillages et des manifestations susceptibles de perturber la route.Il est donc capable de suggérer un itinéraire correspondant aux habitudes du conducteur tout en s’adaptant. Sur le chemin il pourra par exemple recommander un arrêt dans une station essence parce qu’il aura remarqué que le véhicule arrive à court d’essence.
Capable de lire les expressions faciales
Enfin, il sera capable de réagir à la manière de conduire du conducteur et de le conseiller pour économiser l’essence et améliorer sa sécurité. Le tout, de manière moins mécanique qu'un système d'aide à la navigation traditionnel. "Avec la présence toujours plus nombreuse de capteurs et d’ordinateurs mobiles, l’information sur notre environnement est surabondante", explique le professeur Carlo Ratti, un des responsables du projet. "Avec Aida, nous donnons du sens à cet amas de données avec un appareil capable de fournir le même niveau de guidage qu’un compagnon de route informé et amical". Les chercheurs pensent que plus le conducteur et son robot passeront de temps en ensemble, plus ils apprendront l’un de l’autre.

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