Les robots acquièrent le sens de l'orientation

Par 19 juin 2008 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

Tartalo se déplace avec aisance dans un environnement qu'il ne connaît pas : il intègre un système de navigation qui lui permet d'identifier les éléments qui l'entourent, et de réaliser un plan de cet espace.

Le robot Flame était déjà capable de se déplacer en adoptant une démarche similaire à celle d'un être humain. Une équipe de l'université du pays Basque souhaite désormais donner aux droïdes la capacité de se déplacer de manière autonome et de s'adapter à leur environnement. Son robot, Tartalo, est doté d'un système de navigation lui permettant de se déplacer librement dans des espaces fermés comme des appartements, même s'il n'a pas été programmé pour un logement en particulier. Celui-ci est en effet capable de s'adapter à des modifications d'espace. Une caméra placée au niveau des yeux lui permet de percevoir son environnement. L'ordinateur dont il est équipé a été programmé pour reconnaître quatre espaces différents : pièce, couloir, hall d'entrée et pas de porte. Lorsqu'il est placé dans un nouvel environnement, il effectue plusieurs repérages afin d'identifier et de mémoriser l'emplacement de chaque pièce.
Identifier et maîtriser son environnement
Ce, en créant un plan topologique qu'il transmet à son propriétaire - par écran et solution de reconnaissance vocale -, chargé de nommer les pièces. Lorsqu'il approche un lieu, il est également capable de calculer la largeur et la longueur de celui-ci afin de l'identifier : un espace long et étroit sera perçu comme étant un couloir, un autre plus large comme le salon. Il en est de même pour les portes : s'il n'arrive pas à en ouvrir une, il prendra l'initiative de cogner plusieurs fois contre le panneau afin de manifester sa présence. Tartalo, qui mesure environ 1,5 mètres, est enfin capable de contourner les obstacles qu'il rencontre sur sa route. Il est en effet équipé de capteurs qui émettent et détectent ultra-sons, lumières infrarouges et rayons lasers capables d'estimer une distance. Ses mouvements restent encore aléatoires : le robot déambule dans les couloirs de l'université sans véritable but ni destination.
Objectifs d'assistance à la personne et militaires en vue
Mais ce qui est intéressant, ce n'est pas tant ce qu'il est capable de faire pour le moment, mais la possibilité de réaliser à terme des tâches de manière spontanée et autonome. Le but des chercheurs est en effet de rendre leur droïde capable de réaliser par lui-même un nombre d'applications de plus en plus important. Et de pouvoir se déplacer sur n'importe quelle surface et dans n'importe quel endroit, à partir du moment où il en a reçu l'ordre. Il pourrait ensuite être utilisé dans des domaines très différents, de l'assistance aux personnes âgées et handicapées aux applications militaires. Plusieurs améliorations doivent cependant encore être apportées avant toute commercialisation ou rapprochement du robot avec d'autres projets. En effet, s'il sait différencier une forme humaine d'une autre inanimée, il n'est pas encore capable d'identifier des visages, des voix, ou un objet en particulier qu'il devrait ramener à son propriétaire.

Haut de page

1 Commentaire

Le type d'exagération récurrente dans les articles concernant les robots qui consiste à leur concéder des "qualités" supposant une intentionnalité dont ils sont de toute évidence dépourvue, joue en défaveur de tout le domaine de la robotique.

Il faut ici que le lecteur parvienne à la dernière phrase pour atteindre la réalité des performances du robot en question.

En fait, il n'identifie rien, il est à peine capable d'établir des différences.

Ici la confusion entre comparaison et identification mériterait à l'auteur un passage par les outils de remédiation du professeur feurstein (il existe précisément deux instruments visant chacune de ces compétences)

Nous sommes dans la ligne des Giorgio Metta, qui annonce sans pouffer de rire, que son robot (celui du projet financé par l'Europe et qui rebondit sur tous les sites qui parlent de ce domaine alors même que le projet n'avance pas dans la direction de ses objectifs)sera capable d'apprendre comme un enfant de 10 mois.

Alors qu'il n'a pas la compétence cognitive d'une paramécie !

Soumis par Comeau-Montasse (non vérifié) - le 21 juin 2008 à 21h17

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas