Les robots américains valent bien une politique

Par 25 avril 2008

Le consortium Computing Community veut fédérer les initiatives liées à la robotique sur le territoire des Etats-Unis. Administrations, universitaires et entreprises veulent placer les USA sur la première marche du podium dans ce domaine.

La robotique américaine à besoin d'un cadre bien établi pour s'épanouir. C'est le constat qui a présidé au lancement du Computing Community Consortium (CCC), un programme mené au niveau fédéral qui vise à développer l'effort de recherche national dans cette discipline. L'initiative va consister à  coordonner l'action des agences d'Etat, de l'industrie et des universités ainsi qu'à favoriser les relations entre ces trois secteurs. L'objectif est clairement affiché : faire des Etats-Unis le leader mondial en matière de robotique. Avec le CCC, le pays se dote en effet d'un outil qui lui faisait défaut, à l'inverse de nombre de ses concurrents internationaux. Pour Henrik Christensen, président de la chaire de robotique du Georgia Tech, et principal responsable du projet, ce manque ne pourra être comblé qu'à travers un "effort commun des utilisateurs finaux, de l'industrie et du monde académique".
Feuille de route pour la recherche
Et Wayne Clough, président du Georgia Tech d'ajouter : "Nous souhaitons lancer un plan qui permettra à notre nation de rester compétitive dans ce secteur en progression rapide". Cette volonté de maintien passera notamment par la mise en place d'une feuille de route autour de laquelle pourra se cristalliser l'effort collectif. Dans ce cadre, une série d'ateliers s'est déjà tenue et une conférence baptisée National Robotics Senior Leadership sera organisée à l'automne. Cette dernière passera en revue les résultats obtenus lors de ces sessions de travail et devrait établir un agenda national pour une recherche dite "intégrée". "La robotique a déjà un impact transformationnel sur le lieu de travail, de l'usine au bloc opératoire de l'hôpital. Dans les décennies à venir, cet impact pourrait s'étendre à nos maisons et nos autoroutes", a déclaré Jared Cohon président du Carnegie Mellon.
Universitaires en première ligne
C'est une approche tournée vers le marché que semble favoriser les autorités américaines. Avec en vue une robotique répondant à des besoins concrets en matière de développement, industriel notamment. Les universités américaines sont en première ligne dans le cadre du CCC. Au nombre de onze au sein de cette nouvelle organisation, celles-ci peuvent d'ores et déjà se prévaloir d'un certain nombre d'innovations. Ainsi, le Georgia Tech a contribué au projet EL-E d'assistant robot permettant à l'utilisateur d'un bras mécanique d'élargir notablement son champ d'action. Un programme mené en collaboration avec l'institut de recherche allemand Fraunhofer. Dans un autre registre, le Carnegie Mellon à quant à lui développé un joystick nouvelle génération permettant de stimuler le toucher de l'utilisateur. Une innovation qui trouve justement des applications dans la manipulation de bras mécaniques.

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