Les robots en quête du toucher

Par 18 février 2008
Mots-clés : Smart city

Avec le consortium européen Biotact, les machines pourraient se voir dotées d'une sensibilité au toucher. Une nouvelle génération de capteurs et de robots est en vue.

Le règne animal inspire les chercheurs en matière d'innovation. Notamment lorsqu'il s'agit de développer des technologies se rapprochant de certains mécanismes biologiques et/ou des sensations propres aux êtres vivants, tel que le toucher. Le consortium impliqué dans le projet étudie actuellement les mécanismes sensoriels permettant à ces rongeurs de percevoir les formes et les surfaces, ce grâce à leurs moustaches. Ceux-ci effectuent un mouvement de va et vient avec ces appendices qui assurent par la même la fonction de détecteurs. Un principe de "balayage" qui pourrait à l'origine d'une nouvelle génération de capteurs, mais dont la conception constitue un réel défi technologique pour les ingénieurs, précisent les chercheurs.
Robots sensibles au toucher
"Les biomachines actuelles, telles que les robots, ne font pas un usage efficace du toucher. En s'inspirant de la nature et en développant des technologies qui utilisent ce sens physique, nos chercheurs pourront améliorer les aptitudes des machines de l'avenir", déclare un chercheur impliqué dans le projet de recherche européen  (Biomimetic technology for vibrissal active touch). Financé par le septième programme-cadre de l'Union européenne, cette initiative a pour but le développement de technologies pouvant être intégrées à des machines intelligentes. Des systèmes robotisés sont notamment évoqués. Ainsi, les chercheurs expliquent que des robots autonomes - inspirés de certaines espèces de rongeurs dont le sens du toucher est très développé - pourraient être capables d'intervenir dans des conditions de visibilité restreintes.
Nouveaux capteurs en vue
Chez ces animaux, "l'usage du toucher est largement préféré à la vision en tant que premier moyen d'obtenir ou de recevoir des informations physique sur l'environnement ambiant", avance le professeur Ahissar. On peut imaginer l'utilisation de ce type d'engins pour des activités exploratoires ou encore lors de missions de sauvetage. Lancé en ce début d'année, BIOTACT s'est déjà vu alloué 5,4 millions d'euros par la Commission européenne pour un coût du projet estimé à 7,8 millions. Ses principaux membres sont des centres de recherche européens, on note toutefois la participation d'équipes israéliennes et américaines.

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