Roumanie : l'e-démocratie doit se centrer sur l'utilisateur

Par 24 février 2010

Mieux orienter les services électroniques vers le citoyen, favoriser la communication avec les élus, ne pas faire l'impasse sur la sécurité... Autant de critères qui favoriseront la mise en place d'un e-gouvernement efficace.

En Roumanie, les services liés à la démocratie doivent évoluer vers plus d'interactivité entre les élus et les citoyens, note une équipe de chercheurs* dans un rapport. Dans celui-ci, ils appellent au développement de l’e-gouvernement, et émettent plusieurs recommandations. "Les citoyens doivent pouvoir communiquer entre eux, d’une part, et avec les institutions publiques d’autre part",peut-on lire dans le rapport. Une première plate-forme avait été mise au point en ce sens en 2003, dont le but était "d’assurer un accès plus grand au public, en matière d’information et de services administratifs",précise l’étude. Mais des efforts restent à fournir, pour accroître la collaboration notamment. Aux yeux des chercheurs, il est essentiel d’orienter les services électroniques vers l’utilisateur final.
Rendre accessibles tous les services sur une seule et même plate-forme
La sécurité est également fondamentale, car elle permet de créer une relation de confiance, sans laquelle les citoyens n’iront pas utiliser ces services. Services qui doivent être accessibles sur une seule et même interface, "simple à utiliser pour les internautes, c’est-à-dire à la fois intuitive et standardisée". Pour mettre à jour les infrastructures existantes, il ne faut également pas hésiter à faire appel à des contributeurs privés, note l'équipe. "Il faut mettre à la disposition des développeurs indépendants des services spécifiques pour leur permettre de créer des applications en collaboration avec les autorités",est-il indiqué. D’autres acteurs plus traditionnels doivent également être impliqués dans la réforme globale du système.
Simplifier l’interaction entre les entreprises et l’Etat
Les acteurs publics (institutionnels et administratifs), les citoyens, bien entendu, et les entreprises étrangères qui organisent les activités commerciales". Ces acteurs entretiennent des relations en interne (le Parlement adressant un message au gouvernement, par exemple), et en externe (la communication entre les citoyens et les institutions publiques). Selon les chercheurs, certains flux doivent donc être sécurisés, et gardés confidentiels, quand d’autres exigent plus de transparence. A noter : une attention particulière est accordée dans le rapport à la relation entre l’Etat et les entreprises (G2B, ou Government to Business). Les chercheurs expliquent que la mise en place d’infrastructures adaptées permettra de simplifier ces interactions.
* Ces chercheurs sont rattachés aux universités de Timisoara et de Suceava.

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