Le Royaume-Uni publie sa topographie du crime

Par 09 janvier 2009 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Europe

Les forces de police alimentent une base de données qui affiche, quartier par quartier, les chiffres de la criminalité. Les habitants peuvent la consulter, détailler les incidents, mais aussi témoigner d'incidents.

Après avoir disséminé des caméras de surveillance dans tout le pays, le Royaume-Uni s'attaque à un autre projet : la mise en place d'une plate-forme communautaire portant sur la criminalité à disposition de tous. Le projet a été lancé en juillet 2008 par le département britannique de la sécurité intérieure (Home Office). Il consiste en un relevé topographique des incidents criminels enregistrés par quartier, comme on peut le voir sur le service mis en place pour le grand Londres. Le nouveau projet est plus ambitieux puisqu'il est censé représenter les chiffres enregistrés par les quarante trois forces de police du pays.
Des connaissances partagées entre policiers et particuliers
Il est accessible à l'ensemble des populations britanniques et du pays de Galles. Les citoyens ont ainsi un aperçu du niveau de criminalité de leur quartier. Le Home Office donne aussi à observer les tendances à l'échelle de quelques rues, d'une ville ou de la nation, ou encore effectuer des comparaisons. Les quartiers apparaissent en bleu foncé, bleu clair, jaune, orange ou rouge selon le niveau de criminalité. Parmi les incidents pris en compte, la police identifie le vol, les cambriolages, l'attaque de véhicules, l'atteinte aux personnes, la dégradation et enfin le crime violent.
Témoigner par formulaire Internet
"Donner plus de pouvoir et d'informations aux gens leur donnera la possibilité de mieux comprendre et d'épauler les forces de police locales", explique Vernon Coaker, ministre du département. "Je suis persuadé que cela rendra la police plus efficace et responsable, plus en accord avec les besoins véritables des populations". Les habitants peuvent aussi indiquer qu'ils ont été témoins d'un incident criminel, et en faire un rapport complet. Ils n'ont qu'à remplir un questionnaire plutôt exhaustif, qui est envoyé directement au bureau de police proche de leur domicile. Cette participation devrait aider les forces de l'ordre à être plus réactives et à déployer de manière plus adéquate ses pelotons.

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1 Commentaire

Merci pour ce billet bien intéresant.

Je tiens néanmoins à rappeler aux lecteurs que les statistiques des institutions tels que la police ou autres ne tendent à mesurer qu'une et unique chose : l'activité ou l'occupation de l'institution.

Premièrement, ces chiffres sont produits par l'institution elle-même ce qui nous oblige à les remettre en cause.

Deuxièmement, ces chiffres ne concernent que l'activité enregistrée, mais il existe des infractions qui ne sont pas consignées et donc ne figureront jamais dans les statistiques, même si leur nombre peut s'avérer très important (ex: infractions au roulage, racket, agressions non déclarées...)

Soyez donc très vigilents lors de l'interprétation des chiffres, ici on ne nous parle pas vraiment de la criminalité mais plutôt de la manière sont la police réagit...

Soumis par 1000os (non vérifié) - le 13 janvier 2009 à 13h36

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