Russie : 3G et Internet haut débit portent le secteur technologique

Par 20 février 2009
Mots-clés : Digital Working, Afrique, Europe

Avec un déploiement de plus en plus important de ces technologies, la Russie voit son secteur des TIC se développer et les services qui découlent de ces technologies engendrer d'importantes recettes.

Selon Frost & Sullivan le secteur technologique en Russie a de fortes chances d'être préservé de la crise. Ce, au même titre que l'Afrique dont le cabinet parlait dans une récente étude. Principales raisons de cet état de grâce : les investissements vont se focaliser sur la 3G, l'ADSL et le triple play ces prochaines années. En effet, pour le moment, l'Internet ne couvre que 50 % de Moscou. Et le taux de pénétration dans le pays est de moins de 10 %. Le fossé entre les villes et les campagnes est très important. Pour Iwona Petruczynik, analyste chez Frost & Sullivan, "cette disparité crée d'énormes opportunités pour les nouveaux entrant de se développer car la concurrence dans les villes est très importante et l'implantation coûteuse".
Des disparités entre les villes et les campagnes
Iwona Petruczynik met en avant les politiques incitatives mises en place par le gouvernement comme le "Concept of cellular mobile, satellite communication development" tous les deux prévus pour 2010 ainsi que le projet de e-Russia et de e-Education. La 3G est présente dans plus de quarante villes, et la concurrence entre les opérateurs se développe. Il en résulte une explosion des services liés à la mobilité. Ce qui fait de la Russie, non seulement le plus important marché des PECO (Pays d'Europe Centrale et Orientale), mais également celui qui croît le plus rapidement. Autre facteur de croissance : les services mobiles, qui génèreront aussi d'importants bénéfices, confirme une autre étude, signée cette fois par Pyramid Research. Andrei Tchadliev, analyste chez Pyramid Research estime ainsi que "ces derniers atteindront 48 milliards de dollars d'ici 2013, soit une croissance annuelle de plus de 5 %".
Les risques du marché russe
Et d'ajouter : "cela représente une croissance annuelle de près de 14 % sur les cinq prochaines années ". Un bémol, tout de même. Malgré les annonces gouvernementales, les politiques économiques russes en font un marché difficile à pénétrer pour les compagnies internationales. Tchadliev rappelle que "dans les années précédentes des entreprises comme Tele 2 ou Telenor ont vu les politiques et les régulations devenir de plus en plus hostiles aux entreprises de télécommunication à capitaux étrangers". Enfin, la consultante de Frost & Sullivan évoque le manque d'expérience. "Il reste un long chemin à parcourir. Les fournisseurs doivent s'inspirer des expériences des marchés sud américains".

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