En Russie, cap sur les nanotechnologies !

Par 28 octobre 2009 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Asie du Sud, Europe

Afin de réduire sa dépendance dans les matières premières, le pays mise sur les nanotechnologies. Il ne faut pas oublier les autres secteurs high-tech, alertent les spécialistes.

Avec la baisse des prix du pétrole et du gaz, la Russie cherche à diversifier ses industries. Et l'un des moyens est l'investissement dans les nanotechnologies. Résultat : le gouvernement annonce qu'il va investir onze milliards de dollars pour accélérer le développement et la commercialisation de solutions de nanotechnologies. Ces dernières concernent un large éventail d'applications : allant des cosmétiques jusqu'aux capteurs, en passant par les médicaments et les équipements aéronautiques. Aujourd'hui, le pays n'exporte qu'une partie minuscule de produits nano : près de 2 % du marché global. Pourtant, soulignent les responsables du projet, elle disposerait des connaissances, des ressources financières et de la capacité administrative suffisantes. André Zotov, co-dirigeant de HDG-Consulting, nuance l'ambition d'un tel projet.
Un secteur à la mode
"Développer le secteur est intéressant, mais en choisissant d’investir dans un domaine parce qu’il est 'à la mode', on risque de laisser de côté tout un tas de projets innovants qui n'ont rien à voir avec les nanotechnologies", précise-t-il à L'Atelier. Le constat est partagé par Yevgeny Pevkine, vice-président exécutif d’IBS. Selon lui, le domaine n'est quasiment pas développé en Russie, et il n'y a pas suffisamment de projets à incuber. "A mon avis, on ne peut pas stimuler ce qui n'existe pas ou peu", affirme-t-il à L'Atelier. Un constat loin d'être appliqué à d'autres secteurs : selon le spécialiste, le marché high-tech russe connaît aujourd'hui un développement et une croissance importants. Un des secteurs les plus dynamiques étant celui des logiciels.

Le marché high-tech globalement
Avec la présence notamment d'acteurs présents à l'international, comme Kaspersky, spécialisé dans les antivirus. Autre tendance : la programmation délocalisée (en offshore) des logiciels à la demande des clients internationaux. "La Russie occupe une niche intéressante sur le marché mondial, où le leader est l'Inde", raconte l'expert. "Elle utilise les avantages du système éducatif russe, qui produit des spécialistes ingénieurs et mathématiciens hautement qualifiés". Selon lui, ces derniers sont capables de développer des logiciels très sophistiqués. Cependant, s'ils ne vont pas pour l'instant plus loin que la création "à la commande", c'est parce que "les entreprises russes manquent d'approche entrepreneuriale", conclut Yevgeny Pevkine. "Le problème c'est qu'elles ne connaissent pas la demande sur le marché international". 

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1 Commentaire

Je ne comprends pas votre titre: on dit haro quand on s'oppose fortement à quelque chose, comme sus à, on chasse quelque chose ou quelqu'un objet d'opprobre, d'indignation. La Russie dites-vous, investit dans ce secteur, bien que cela soit nuancé par certains aspects, donc pas de Haro sur.

Soumis par Dubroca (non vérifié) - le 29 octobre 2009 à 12h47

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