Le rythme cardiaque succèdera t-il à l’empreinte digitale pour l’authentification ?

Par 25 septembre 2014
Nymi

La start-up nommée Bionym vient de boucler un tour de table s’élevant à 14 millions de dollars. Son idée ? Utiliser le rythme cardiaque comme outils d’authentification pour les tâches de tous les jours.

Rendre les tâches quotidiennes plus simples à exécuter est aujourd’hui une des préoccupations majeures de nombre de start-ups. Que ce soit pour rendre l’espace de travail intelligent grâce à l’envoi de signaux bluetooth via des ibeacons, ou encore via des technologies de reconnaissance d’empreintes digitales comme le TouchID d’Apple, il est clair que l’authentification est une des clés de la simplification des tâches et donc de l’interaction avec l’environnement. Nombre de chercheurs se penchent sur les données combinées du cerveau et du coeur pour créer de nouveaux systèmes de sécurité, notamment comme ceux participant au projet européen Humabio. La start-up Bionym, basée à Toronto, vient quant à elle de récolter des fonds provenant de Ignition Partners, Relay Ventures, MasterCard ou Salesforce Ventures, afin d’accélérer son développement. Pour 79$, Bionym propose un bracelet équipé de multiples capteurs qui mesurent d’une part le rythme cardiaque de l’utilisateur mais surtout le temps entre les battements, unique pour chaque individu, qui permettra de remplacer le déverrouillage par des mots de passe ou autres login.

Des capteurs pour s’authentifier

Des chercheurs d’Actibio s’étaient déjà penché sur la particularité du rythme cardiaque de chaque individu et surtout sur l’authentification par la façon dont les personnes se meuvent. Basée sur la technologie de l’électrocardiographie, Bionym est encore plus précise : elle propose un bracelet capable de capter votre électrocardiogramme (fréquence des battements du coeur), qui est unique pour chaque individu. Pour ce faire, l’utilisateur doit enfiler le bracelet de façon à ce que le capteur inférieur soit collé à la peau, puis l’autre main doit appuyer sur le capteur supérieur afin de créer un courant électrique et ainsi détecter l’électrocardiogramme. Pour assurer la sécurité de son produit, l’utilisateur doit couplé la technologie du bracelet avec un « Authorized Authentication Device » (AAD), qui peut être un smartphone ou un autre appareil enregistré avec l’application dédiée. Aussi, le bracelet Nymi est doté d’un accéléromètre et d’un gyroscope, outils permettant de détecter des mouvements simples afin de réaliser des tâches spécifiques comme ouvrir son coffre de voiture. Pour que le bracelet soit capable de transmettre des données avec l’environnement de l’utilisateur, Bionym a intégré la technologie Bluetooth Low Energy, qui permet aussi d’être détecter par les objets connectés à proximité.

Des applications variées

Pour saisir la variété des applications qu’offre ce bracelet, regarder les investisseurs ayant participé au projet est révélateur. En effet, Salesforce Wear, la branche dédiée au wearables de Salesforce, compte utiliser les bracelets Nymi pour accéder à des bâtiments ou à des espaces publiques seulement en s’authentifiant avec le rythme cardiaque, alors substitut à n’importe quelle carte d’accès. Mastercard quant à elle explore la technologie de Bionym pour dématérialiser les paiements via la technologie bluetooth, où là encore l’authentification du paiement s’effectuerait grâce au rythme cardiaque, renouvelant l’expérience d’achat en magasin. Les autres applications de la technologie Bionym concernent l’optimisation de tâches quotidiennes : ouvrir la porte de sa voiture par un mouvement de bras, déverrouiller son téléphone, ouvrir sa chambre d’hôtel et même personnaliser ses notifications (e-mail, messages, réseaux sociaux). Avec déjà plus de 10 000 précommandes pour ses bracelets, Bionym a ouvert sa technologie via un SDK et une API dédiés.

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