Les salariés encore peu associés aux stratégies virales de leur employeur

Par 24 novembre 2010 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Europe
doigts qui pianotent sur un clavier d'ordinateur

Le nombre de collaborateurs qui publient des informations professionnelles sur les médias sociaux demeure peu élevé. Notamment parce qu'ils n'en voient pas encore l'intérêt.

 

Alors que les entreprises accroissent leur présence sur les médias sociaux, les salariés ne sont pas toujours suffisamment associés aux stratégies mises en place, ou ne jugent pas favorablement ces dernières. C’est l’un des éléments qui ressort de l’étude IFOP, menée pour L’Atelier à l'occasion du Théma organisé sur le Personal branding. Près d’un tiers des collaborateurs interrogés considèrent ainsi que la stratégie de leur employeur pour promouvoir la marque, les produits ou les services de l’entreprise sur les réseaux sociaux ne porte pas ses fruits. Et plus d’un quart (26 %) affirment qu’aucune stratégie n’a encore été mise en place à ce sujet. Plus significatif encore : près des trois quarts des employés ne désirent pas diffuser des informations liées à leur expertise professionnelle sur un système de publication appartenant à leur entreprise. Le nombre de personnes qui publient aujourd’hui des informations – professionnelles et personnelles – sur la Toile est d’ailleurs encore peu élevé.

Peu de personnes affirment diffuser de l’information sur Internet

En effet, seuls 4 % des répondants rédigent quotidiennement des informations professionnelles. Et 70 % d’entre eux n’ont jamais partagé ce type de données sur Internet. Parmi eux, la moitié juge cela inutile, un tiers craint une utilisation déplacée des informations publiées. Et un cinquième n’est tout simplement pas autorisé à le faire. Les principales raisons qui poussent en revanche ceux qui échangent sur la Toile des informations professionnelles sont leur volonté de développer leur réseau (36 %), développer leur activité (27 %), ou encore se faire connaître dans leur milieu professionnel (23 %). Moins de 20 % le font pour trouver un emploi. Par ailleurs, Facebook est le premier site sur lequel de telles informations sont publiées. Plus d’un répondant sur deux reconnaît diffuser des données professionnelles sur la plate-forme sociale.

Encourager les salariés à s’impliquer sur la Toile

Viennent ensuite les blogs, les réseaux professionnels - comme Viadeo ou LinkedIn. Et Twitter, qui concerne tout de même 7 % des personnes ayant affirmé au cours de l’enquête diffuser des contenus sur Internet. Pour encourager davantage de salariés à s’impliquer sur les médias sociaux et à y publier de l’information professionnelle, un supplément de rémunération ou un système de publication propre à l’entreprise (43 %) sont de meilleures options que le droit de publier sur un compte personnel durant les heures de travail (15 %), par exemple. Un échantillon de 995 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, a été interrogé pour cette étude, du 3 au 5 novembre 2010. 

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1 Commentaire

Plusieurs remarques :
- Les salariés ont aussi le droit de rentrer chez eux et d'avoir un vie numérique privée, même si elle peut être perçue comme professionnelle ou traite de sujets professionnels. Einstein a bien travaillé sur la théorie de la relativité en dilétante pendant sa période au bureau des brevets
- peu d'entreprises ont une stratégie virale et quand elles en ont une elle est piloté par des agences de com externes qui n'ont qu'une seule crainte pour leur business... c'est que les salariés s'en mêlent !

Sinon sur le fond l'avenir de l'entreprise numérique c'est bien des salariés qui savent interagir "naturellement" sur les réseaux et médias numériques en y portant les valeurs et le business de l'entreprise

Soumis par Green SI - le 27 novembre 2010 à 13h57

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