Les salariés de France Télécom reçoivent une offre alléchante de Natexis.

Par 16 octobre 1997
Mots-clés : Digital Working, Europe

L'établissement leur propose de leur prêter la modeste somme de 823 200 F, soit le plafond d'actions que chaque salarié peut acheter avec un rabais de 20 % si les titres sont conservés au moins deux...

L'établissement leur propose de leur prêter la modeste somme de 823 200 F,
soit le plafond d'actions que chaque salarié peut acheter avec un rabais
de 20 % si les titres sont conservés au moins deux ans. Jusqu'au 17
octobre, les salariés peuvent acquérir des actions à 145,60 F l'unité (182
F pour le grand public). Le salarié achète, sans aucun apport, plus de 5
650 actions grâce au prêt de Natexis. Les titres garantissent le crédit.
De plus, Natexis garantit au salarié son capital. Si les actions France
Télécom baissent à la Bourse, il ne perdra pas d'argent. En contrepartie
de cette garantie, le salarié cède à Natexis son dividende et 40 % des
plus-values potentielles au-delà de 152,90 F. Le montant provenant de la
vente automatique au bout de deux ans des actions souscrites permet de
rembourser le prêt, les 5 % d'intérêts pour deux ans ainsi que les 8 000 F
environ de diverses commissions. Le salarié, une fois tous ses frais
payés, conserve 60 % des bénéfices réalisés sur une somme investie de 823
200 F. Le gain en capital peut être supérieur à 290 000 F si le cours de
l'action a gagné 30 % en deux ans. Le profit est proche de 100 000 F si le
cours de l'action est resté stable par rapport au prix de 182 F offert au
public. Même si la direction de France Télécom respecte son engagement de
ne pas s'ingérer dans les décisions d'investissement de ses
collaborateurs, elle n'apprécie guère ce montage.
La direction du Trésor, quant à elle, n'appréciant absolument pas ce
montage a rappelé aux banques membres du syndicat de placement des actions
qu'elles n'étaient pas censées se livrer à ce genre de démarchage. Selon
Bercy, si des irrégularités ont eu lieu, elles seront corrigées, les
banques fautives se verront retirer les titres qu'elles devaient placer.
(Le Monde - Les Echos - 17/10/1997)

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