Les salariés sont de plus en plus mobiles

Par 10 janvier 2012
Mots-clés : Smart city, Amériques, Asie, EMEA
mobile worker

La mobilité dans le monde du travail concernera de plus en plus de personnes cette année. A quelques exceptions près, c'est l'ensemble des pays qui devraient être concernés.

Le nombre de travailleurs mobiles dans le monde devrait continuer de croître dans les années à venir. Selon un récent rapport de l'International Data Corporation, cette population spécifique atteindra 1,3 milliards de personne en 2015, soit 37,2 % de la force de travail mondiale totale. Rappelons que ce chiffre dépassait tout juste le milliard de personnes en 2010. "Malgré l'agitation actuelle du marché, la mobilité demeure un facteur critique de l'emploi, et la tendance a peu de chances de s'inverser", explique Stacy Crook, analyste en chef chez IDC.

La Chine et l'Inde en tête de file

Une tendance généralisée à l'ensemble des régions du globe mais à des vitesses parfois différentes. La plus forte hausse devrait être observée dans la zone Asie Pacifique (excepté le Japon) avec un nombre de travailleurs mobiles passant de 601,7 millions en 2010 à 838,7 millions en 2015, notamment grâce à la bonne santé économique de la Chine et de l'Inde. A un niveau moindre, l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique enregistreront eux aussi une progression dans ce domaine avec une augmentation annuelle de 5,6% (244,6 millions d'employés mobiles en 2015 contre 186,2% cinq ans auparavant).

Les Etats-Unis et le Japon au ralenti

La zone Amériques (expérimentera, quant à elle, un accroissement plus mesuré de sa force de travail mobile, qui passera de 182,5 millions de personnes en 2010 à 212,1 millions en 2015. En cause, des taux de chômage très importants et une lente reprise des activités après la crise économique, notamment aux Etats-Unis (75% des travailleurs mobiles de cette région, le reste se répartissant entre le Canada et l'Amérique Latine). Enfin, le Japon sera un des seuls pays à voir ses effectifs de travailleurs mobiles diminuer, à hauteur de 0,2% par an. Ce phénomène serait imputable à une baisse de la natalité. Néanmoins, l'archipel restera une zone où la mobilité est bien implantée avec une pénétration de 64,8% sur l'ensemble des travailleurs en 2015, soit 38,6 millions d'individus.

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