Les salariés qui utilisent à des fins personnels Internet sont traqués

Par 16 septembre 1997
Mots-clés : Smart city

dans les entreprises. Même si certains salariés affirment ne se servir d'Internet à des fins personnelles qu'en dehors des heures de travail, certains patrons considèrent son usage d'un oeil bienvei...

dans les entreprises. Même si certains salariés affirment ne se servir
d'Internet à des fins personnelles qu'en dehors des heures de travail,
certains patrons considèrent son usage d'un oeil bienveillant, y voyant
même une sorte de formation permanente. Cependant dans d'autres
entreprises, notamment les entreprises publiques, il en va tout autrement,
on redoute que les usagers ne protestent en prétextant que l'argent des
contribuables est mal utilisé, certains mêmes n'hésitent pas à penser que
le courrier électronique ne soit utilisé pour transmettre des documents
d'importance stratégique à la concurrence. Susan Stellin, dans une enquête
de CINet explique qu'il est possible de surveiller "le nombre de touches
que (les employés) frappent sur le clavier de leur ordinateur pendant une
période de temps donnée, la durée de leurs coups de fil et la quantité de
temps qu'ils passent loin de leur poste". Développés par Olivetti et
Xerox, des badges intelligents permettent même de repérer géographiquement
une personne au sein des bâtiments. Net Access Magnager ou WebTrack sont
des logiciels qui permettent de surveiller l'activité des employés qu'ils
soient au téléphone ou en visite dans d'autres sites ... Certains
logiciels permettent aux employeurs d'interdire l'accès de certains sites.
La correspondance électronique fait l'objet de toutes les attentions.
Conserver une trace de tout ce qui s'écrit est très courant. Un ordinateur
peut, à la demande, retrouver les missives d'un employé quelques années
plus tard. Pratiquement aucun recours n'est possible pour les employés.
Les tribunaux donnent même raison aux employeurs face au personnel
utilisant le matériel de la société.
Selon une enquête récente de Forrester Research, les employés passeraient
20 % de leur temps en ligne sans rien à voir avec leur travail.
(Le Monde - 16/09/1997)

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