La santé connectée pousse plus loin la démocratisation du diagnostic

Par 05 janvier 2015 1 commentaire
diagnostic sur smartphone

Plusieurs projets nés dernièrement veulent permettre des diagnostics rapides et peu chers. De l’imagerie médicale aux prélèvements, la santé connectée se ferait désormais à la maison, au détriment des spécialistes.

Un appareil d’imagerie médicale au prix d’un stéthoscope. L’idée a de quoi rendre perplexe. C’est le projet de l’entrepreneur Jonathan Rothberg. La startup Butterfly Network qui mène le projet se donne 18 mois pour mettre au point un appareil portatif dont le prix tournerait autour des 100 $. L’objectif est donc clairement établi : il s’agit de permettre un développement massif des technologies d’imagerie médicale de manière à ce que la majorité des praticiens, voire des patients, soit équipée jusque dans les pays en voie de développement. Ce projet est loin d’être le seul à viser la démocratisation des appareils connectés. À l’université du Tennesse, les chercheurs envisagent des circuits électriques low-cost sur papier pour créer des implants à bas coût. L’idée est la même : rendre plus accessible le diagnostic.

Des objets de diagnostic par une seule personne

Concrètement, l’appareil de Butterfly Network se baserait sur les technologies d’ultrason afin de scanner l’intérieur d’un ventre par exemple. Grâce à ces ultrasons, on pourrait ensuite retrouver sur smartphone une représentation 3D en temps réel des zones observées. Car finalement le fonctionnement envisagé se rapproche de ceux en vigueur pour la majorité des objets connectés malgré les fonctionnalités hautement sensibles. En effet la technologie peut aussi être utilisée pour détruire des tumeurs, une fonction que Butterfly Network semble loin de commercialiser préférant se concentrer sur le diagnostic. Ainsi ce premier diagnostic serait assuré par l’application mobile dotée d’une technologie d’intelligence artificielle. S’il était commercialisé, un tel objet se passerait donc dans une premier temps des spécialistes.

La santé connectée accessible à tous

Jonathan Rothberg voit ainsi le projet comme une avancée majeure dans la santé connectée. Une sorte de démocratisation des technologies d’imagerie médicale afin d’améliorer les diagnostics. “Dans les dix années à venir, nous allons assister à un profond changement de la médecine et du diagnostic lui-même” assure t-il. Il pointe également l’utilité que pourrait avoir son appareil d’imagerie médicale dans les cas d’urgence, pour les équipes mobiles par exemple. Sans parler des pays émergents dans lesquels les outils actuels très chers ne sont pas toujours accessibles. Reste que confier le diagnostic entièrement à des machines – même s’il ne s’agit souvent que d’un premier diagnostic – n’est pas sans poser de questions. Il s’agit finalement des mêmes problèmes qui surgissent autour de l’auto-médication et des solutions percent déjà comme le second avis en ligne.

Haut de page

1 Commentaire

Merci pour cet article, il est à la fois logique et important de soutenir les projets en matière de santé connectée car il s'agit là de l'avenir à la fois pour les professionnels mais aussi pour les patients.

Soumis par bien-être connecté (non vérifié) - le 05 janvier 2015 à 18h15

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas