La santé à distance a un coût que les professionnels appréhendent

Par 03 août 2009

Malgré les avantages reconnus des outils de santé décentralisés, leur adoption est freinée par le personnel à domicile. En cause : des problèmes financiers et un manque de formation.

Afin de faciliter l'adoption des solutions de suivi de santé à domicile, l'administration américaine veut passer sous cinq ans aux "enregistreurs électronique de santé" (EHR). Problème : leur généralisation est ralentie par les professionnels de la santé eux-mêmes, et plus particulièrement par les infirmiers à domicile. L'université de Miami, qui livre un rapport sur le sujet dédié à l'Etat de l'Ohio, montre que près des deux tiers de ceux-ci utilisent uniquement les ressources papiers pour noter les soins et les éléments qu'ils relèvent lors de leurs visites.
Le papier comme principal outil
Pour expliquer ce phénomène, les sondés mettent en avant le manque de ressources financières pour acheter la technologie. Quant à ceux qui se sont déjà engagés dans une modernisation de leurs équipements, ils épinglent le prix des remboursements et de l'entretien des machines. Enfin, il existe un véritable problème d'intégration de la technologie et de formation à l'utilisation de ces outils auprès du personnel soignant. Moins de 2 % sont actuellement passés totalement au EHR. Les autres ne savent pas s'en servir.
Une modernisation en marche
Le rapport note également un déficit d'équipement dans les maisons de retraites et les services de gérontologie : 70 % seulement des infrastructures sont équipées d'ordinateurs et d'Internet. Une grande partie des services utilise encore uniquement les dossiers papier. Résultat, même si les avantages de ces technologies sont reconnus - gains d'efficacité et réduction de l'espace de stockage des dossiers - seulement moins de la moitié des institutions les utilisent pleinement et un tiers pas du tout.

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