Comment Sarlat vit-elle l'expérience de l'euro ? Depuis la mi-octobre,

Par 02 décembre 1997
Mots-clés : Smart city, Europe

la plupart des commerçants de Sarlat expérimentent le double étiquetage des prix en francs et en euros, sans s'accompagner toutefois de la mise en circulation d'euros. Menée par l'intermédiaire de l...

la plupart des commerçants de Sarlat expérimentent le double étiquetage
des prix en francs et en euros, sans s'accompagner toutefois de la mise en
circulation d'euros. Menée par l'intermédiaire de la mairie et de
l'association Les Coups de coeur (120 établissements), cette opération est
soutenue par la Commission européenne qui la considère comme un véritable
banc d'essai. Quatre catégories d'étiquettes de format différents ayant
été imprimées, les commerçants choississent celles qui correspondant le
mieux aux articles qu'ils proposent. Une valeur de
6,50 F pour 1 euro a été retenue. Les réflexions qui reviennent le plus
souvent chez les commerçants sont du genre "nous sommes déjà obligés
d'aider les personnes âgées à raisonner en nouveaux francs. Qu'est-ce que
cela sera avec l'euro !" ou bien encore "j'ai choisi de faire un double
affichage sur les produits frais, qui représentent 50 % de mon chiffre
d'affaires. En plus il y a des promotions. En participant à l'expérience
sur l'euro, je suscite la curiosité, ma pancarte attire l'oeil". Certains
commerçants proposant un grand nombre d'articles, ont refusé le double
étiquetage prétextant "puisque je ne peux pas faire tout, autant ne rien
faire". Lorsque l'on demande à certains ce qu'ils feront lorsque l'euro
sera vraiment là, la réponse est parfois la suivante : "vous avez vu mon
âge. Soit je serai à la retraite, soit je m'y mettrai". Les difficultés
techniques du double affichage et éventuellement la double caisse
expliquent les réticences ou les réactions négatives d'une partie de la
population. Beaucoup de commerçants de Sarlat pensent qu'il vaudrait mieux
"un changement radical en une seule fois". En fait, les interrogations de
la plus grande partie des commerçants et des consommateurs portent surtout
sur le double affichage et sur le problème des arrondis de conversions,
les uns pronostiquant une hausse des prix, les autres une baisse.
(Les Echos - 02/12/1997)

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