SAS reconstitue les réseaux des leaders d'opinions et des fraudeurs

Par 07 août 2009 Laisser un commentaire

Social Network Analysis identifie la tonalité et l'influence des posts et statuts. Intérêt : repérer les personnes influentes auprès des internautes ou des groupes malintentionnés.

Les leaders d'opinion ont un gros réseau. Les escrocs aussi. Spécialiste de l'analyse des données, l'éditeur américain SAS a développé un produit qui permet de repérer les deux profils. Seul, Social Network Analysis (SNA) repère les internautes qui disposent du plus grand nombre de connexions, et dont les interventions en ligne ont le plus de répercussions sur les autres individus. "Un tel logiciel est intéressant : il va par exemple analyser les statuts sur Facebook ou Twitter pour connaître les humeurs et les préférences des gens", explique à L'Atelier Nicolas Kerschenbaum, consultant sécurité chez XMCO. "Cela permettra d'avoir une vue globale sur la réputation des marques auprès des consommateurs et de mieux comprendre leurs besoins".
Une manne pour les marketeurs
Si on utilise maintenant SNA avec Fraud Framework, un autre produit de ce fournisseur, le système est censé diminuer le risque de fraude sur Internet : hameçonnage, fraude à la carte bancaire ou encore blanchiment d'argent. SAS Social Network Analysis serait capable dans ce cas d'identifier des informations personnelles liées la personne suspecte : adresse, entreprise... Mais aussi ses opérations et interactions virtuelles. Le but étant de comprendre si elle agit seule ou en groupe, et par là d'identifier ses réseaux. Ces pratiques pourront s'avérer utiles auprès des agences gouvernementales ou encore des compagnies d'assurance. Hervé Schauer gérant chez HSC, reste cependant réticent à l'idée d'automatisation dans ce domaine.
Une méthode intrusive?
"Les informations erronées, la complexité des homonymies, des orthographes multiples pour un même nom, des personnes qui falsifient leur historique rendent fantaisiste toute velléité de tirer des informations exploitables avec un logiciel", explique-t-il à L'Atelier.  "Car il faut tout revérifier manuellement après". Autre difficulté : le caractère limité de l'accès aux données des réseaux sociaux et des groupes de discussion. Pour pouvoir fonctionner, le logiciel nécessiterait donc d'utiliser les accès et les connexions d'une personne précise. En contrepartie, Nicolas Kerschenbaum rappelle que certains sites, comme Facebook,affichent des données privées en pages publiques : nom, prénom, photo, entreprise..."Il est possible que le logiciel vérifie d'abord si la personne n'a pas oublié de confidentialiser ses données, pour agir ensuite".

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