Satellites et capteurs facilitent la gestion logistique des catastrophes

Par 28 octobre 2009
Mots-clés : Smart city, Europe

En combinant sur Google Earth les données issues de satellites ou de marqueurs au sol, on peut observer en temps réel la propagation d'un feu ou d'une inondation. Et prendre plus rapidement des décisions.

Afin de s'organiser au plus tôt en cas de catastrophe naturelle, un consortium d’universités européennes* a développé une application qui combine informations satellites et capteurs au sol avec Google Earth. Les données s'affichent sur une carte en temps réel à destination des experts. Celle-ci aidant à prendre certaines décisions. Comme déterminer au plus vite quelles localités évacuer ou les mesures préventives à adopter pour minimiser les pertes humaines et matérielles. Ou encore quelles routes utiliser pour procéder à une évacuation. Si pour l’instant seuls les inondations et les feux de forêt sont concernés, les chercheurs prévoient d’étendre leur système à d’autres problématiques.
Fournir une carte en temps réel grâce à Google Earth
Pour les inondations, les informations sont collectées grâce à un réseau de capteurs placé stratégiquement le long de la zone côtière concernée. Elles sont complétées par des observations directes, et les données météorologiques fournies par les institutions gouvernementales. Enfin, le système s’appuie sur Google Maps et Google Earth pour fournir une carte en temps réel de la situation. Une carte du sud de l’Angleterre a ainsi été réalisée pour prévenir les populations en cas d'inondations, un phénomène courant dans la région. Le système est néanmoins transposable à toutes les régions côtières du monde.
Déterminer les zones les plus exposées
En ce qui concerne les feux de forêt, deux sources sont utilisées. Le système s’appuie sur les images satellites fournies par Deimos Space (un satellite d’observation espagnol) et celles d’un réseau de capteurs dispatchés en forêt. Là aussi, l’information est combinée sur l’application de Google Earth. Seront visibles les zones où la densité en arbres est très élevée, l’humidité et la température de l’air et son évolution en temps réel. Une phase de test est prévue en 2010, et l’application devrait être disponible commercialement en 2011.
* Les universités de Manchester et Southampton, l’université polytechnique de Madrid et l’université capodistrienne d’Athènes ont été impliquées dans le projet.

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