La science trouve un second souffle dans le crowdfunding

Par 18 juillet 2013 1 commentaire
La science trouve un second souffle dans le crowdfunding

Le crowdfunding pourrait apporter une solution au déficit budgétaire des projets de recherche scientifique aux USA.

Aux Etats-Unis, les projets de recherche scientifique n'ont pas échappé aux coupes budgétaires du gouvernement fédéral, et une manière d'y apporter une solution pourrait être d'en appeler au crowdfunding. C'est du moins la vision des créateurs de Microryza, une plate-forme dédiée créée par un groupe de scientifiques nord-américains. « Durant nos recherches, commente Denny Luan, l'un des fondateurs de cette initiative, nous nous sommes aperçus que réunir des fonds était extrêmement difficile. Cette plate-forme, au contraire d'un site généraliste, se concentre uniquement sur les besoins des scientifiques. »

Connecter deux types de public

Bien loin de s'instaurer uniquement dans un secteur de niche, Microryza invite le plus large public possible à s'intéresser à des projets et à les soutenir. On retrouve différents types de projets tels que Efficient electric spacecraft propulsion, qui s'intéresse à la technologie des moteurs électriques sur les vaisseaux spatiaux, ou Do birds carry Lyme disease qui lui recherche à savoir si les oiseaux sont porteurs de la maladie de Lyme. Jusqu'à maintenant, environ 80 projets ont réussi à soulever environ 200 000 dollars sur Microryza, un peu moins de la moitié des subventions fédérales pour la recherche biomédicale.

Des projets privés comme publics

Dans son fonctionnement, Microryza ne diffère pas d'un autre site de crowdfunding et se finance en prélevant une part de l'argent soulevé par les chercheurs. Cette plate-forme pourrait convenir à tous types de projets, qu'ils soient d'origine publique ou qu'ils aient été créés avec le concours d'entreprises privées. Les coupes budgétaires du gouvernement fédéral américain ont favorisé la solution du crowdfunding et, « si notre plate-forme est disponible pour tout un chacun, note à ce propos Danny Luan, il n'en est pas moins vrai que jusqu'à maintenant nous avons promu des projets universitaires. Cela ne nous empêche pas d'espérer à l'avenir voir des initiatives émerger d'autres secteurs. »

 

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1 Commentaire

Quand on est incapable de traiter un problème avec des solutions simples qui ont fait leurs preuves, on invente des mots nouveaux, en langue anglaise ou en Globish si possible.

Voilà donc le CROWDFUNDING ou financement par la populace! Personne ne s’est aperçu qu’il s’agit de la toute première étape d’un modèle millénaire, déjà connu à Babylone et qui a permis il y a plus de cent ans à notre agriculture de connaître le développement que l’on sait.

Mais pour être poli tout le monde s’en fout, et plutôt que d’exiger que les banques jouent correctement leur rôle, ou de remettre à l’honneur le modèle coopératif et mutualiste abandonné même par la plupart de ceux qui en portent encore le nom, on préfère réinventer la toute première étape de ce modèle dont il ne sortira rien tant que l’on ne sera pas capable de la dépasser.

Le drame est que les échecs répétés de l’Aide Publique au Développement où l’on a englouti en vain depuis des décennies des sommes énormes, tiennent à ce refus systématique de remettre à l’honneur un modèle sans égal, mais que des inconscients incompétents ont décidé de déclarer ringard.

« C'est quelque chose qui marche assez bien dans la musique », a rappelé, sans rire, Fleur Pellerin la ministre déléguée chargée des PME qui souhaite faciliter ce type d’ânerie en France.
Cela doit même marcher plus qu’assez bien dans la musique puisque c’est du pipeau !
Chacun sait que la musique est avec les activités de pompes funèbres un élément d’avenir de la croissance les deux étant prises en compte dans le PIB alors tant mieux si ça marche assez bien !

C’est ce genre de gamineries qui nous enfonce de plus en plus dans la crise ! Lamentable !

Soumis par Jean-Pierre CANOT (non vérifié) - le 20 juillet 2013 à 19h08

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