Comment se procurer aujourd'hui le bilan d'une société ? En dehors du

Par 28 octobre 1997
Mots-clés : Smart city, Europe

plus traditionnel, c'est-à-dire écrire au greffe du tribunal de la ville ou se situe l'entreprise qui l'intéresse, le directeur financier dispose aujourd'hui de plusieurs moyens. Depuis mai dernier,...

plus traditionnel, c'est-à-dire écrire au greffe du tribunal de la ville
ou se situe l'entreprise qui l'intéresse, le directeur financier dispose
aujourd'hui de plusieurs moyens. Depuis mai dernier, il peut accéder à ces
informations sur un site Web spécialisé, grâce à la société ORT, seule
actuellement en France à proposer ce service. Comme l'explique son
directeur commercial, Patrick de Neuvier "auparavant, il fallait compter
une dizaine de jours pour se procurer un rapport de commissaires aux
comptes ou les actes et les statuts d'une société. Désormais, ces
informations sont instantanément disponibles et à un coût qui est sans
aucune mesure". Le site d'ORT, payant, donne également un accès direct au
fil de l'Agence France-Presse (avec un décalage de deux heures par rapport
au service classique) ainsi qu'à une gamme d'informations économiques et
juridiques parues dans la presse spécialisée. ORT bénéficie aussi des
sources de l'INPI chargé de la tenue du Registre national du commerce et
des sociétés. En 1982, l'INPI lui a confié la création de la première
banque de bilans des entreprises françaises.
On trouve aussi, parmi les outils les plus utilisés, le Minitel et les
CD-ROM. Les crédits managers ont accès avec le Minitel à des bases de
données (Dun &Bradstreet, SCRL ...) avec paiement sécurisé. Très
appréciés, les CD-ROM comme CD-Entreprises, celui de SCRL, contient des
informations sur plus d'un million et demi de sociétés françaises. SCRL
pourrait basculer à terme sa base de données sur Internet avec un accès,
via son Intranet, mais "le faire aujourd'hui serait prématuré, car 80 % de
nos clients français utilisent toujours le Minitel. En revanche, cela nous
ouvrirait de nousveaux marchés avec les clients étrangers".
A ce jour, 280 clients d'ORT seulement sur 10 000 ont choisi la solution
Internet. Selon la société, la majorité de ses clients sera en ligne à la
fin de l'année prochaine. Cependant, comme le regrette un fournisseur de
services "les technologies disponibles sont matures, mais pas les
clients". En revanche, pour Lionel Denis, consultant chez Cap Gemini, le
taux d'informatisation des credit-managers est encore trop faible pour que
les technologies de l'information puissent véritablement percer.
(Les Echos - 28/10/1997)

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