Comment se représenter le volume d'informations stockées sur des supports numériques ?

Par 03 novembre 2003

L'expression « paperasserie numérique » vient immédiatement à l'esprit à la lecture d'une étude récemment publiée par l'école de gestion et de systèmes d'information de l'Université Berkeley ...

L’expression « paperasserie numérique » vient immédiatement à l’esprit à la lecture d’une étude récemment publiée par l’école de gestion et de systèmes d’information de l’Université Berkeley. Partant du constat que le volume d’informations enregistrées a crû de 30 % par an entre 1999 et 2002, et devrait poursuivre cette croissance effrénée, en parallèle avec celle des nouveaux équipements numériques.

L’originalité de l’étude de l’Université de Berkeley est de permettre la représentation dans l’univers palpable de l’immensité des données stockées. Par exemple, chaque individu enregistre en moyenne près de 800 mégaoctets de données par an… soit neuf mètres de livres empilés les uns sur les autres ! En 2002, le stockage d’informations sur des supports numériques se chiffre à 5 exaoctets ; soit la moitié du contenu de la bibliothèque du Congrès américain, qui compte 149 millions de livres, ou encore la totalité des mots prononcés jusqu’à présent par l’espèce humaine !

Les Etats-Unis, sur lesquels l’étude de l’université de Berkeley se concentre, produisent 40 % de l’information nouvellement stockée chaque année, 33 % des nouveaux documents imprimés, 30 % des nouveaux titres de film, et 50 % des données stockées sur des supports magnétiques.

Globalement, si elles étaient numérisées, les communications téléphoniques représenteraient 17,3 exaoctets de données ; l’Internet 170 téraoctets de données (soit 17 fois la taille de la librairie du Congrès) et les e-mails 400.000 téraoctets d’information chaque année.

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