Le secours aux victimes motive la communauté des startups à agir

Par 15 juillet 2013
crime

Les nouveaux usages des téléphones mobiles et le dépoiement des médias sociaux semblent être au centre de la prévention des génocides et des massacres de masse.

Comment les nouvelles technologies et l’innovation peuvent-elle aider à prévenir les massacres  de masse, comme le génocide, l’épuration ethnique ou encore les viols de guerre, etc... ? Tel est le défi que tente de soulever le concours « Tech Challenge for Atrocity Prevention », qui a annoncé récemment plusieurs lauréats dans la catégorie “Communiquer et Alerter”. Des technologies déployées autour des téléphones mobiles et des réseaux sociaux s’imposent comme les solutions les plus prometteuses pour sauver des vies en cas de conflits majeurs.

Communiquer via mobiles même en absence des réseaux

Ainsi, plus de 3.6 milliards d’utilisateurs de mobiles vivent dans les pays en développement et ils se servent de leurs téléphones principalement pour les appels vocaux. Ainsi, le projet Serval, ayant remporté le premier prix, propose un logiciel téléphonique qui fonctionne même en cas de défaillance des infrastructures où les réseaux cellulaires ne sont plus disponibles. Il s’agit d’une application gratuite sur les mobiles Android qui relient les téléphones à proximité les uns aux autres en utilisant le wifi à l’intérieur de l’appareil. Se crée alors un réseau « maillé » dans lequel chaque dispositif agit comme un tremplin pour aider à transmettre les données vers n’importe quel autre correspondant. Appelé « Mesh Serval », cette application permet aux utilisateurs d’effectuer des appels cryptés, envoyer des messages protégés, ainsi que partager des cartes, des vidéos et des fichiers.

Quand les mobiles épousent les médias sociaux

Les réseaux sociaux ne sont pas en reste. Bien qu’ayant joué un rôle central lors du printemps arabe, quid de la situation où les gens n’ont plus l’accès à l’Internet ? S’inspirant du service « Speak to Tweet » developpé pendant la révolution égyptienne en 2011, plusieurs projets primés par le concours imaginent les réseaux sociaux axés sur les mobiles. C’est le cas de la Radio du Peuple, qui diffuse des tweets vocaux enregistrés par des citoyens directement depuis leurs mobiles. Et ce dans l’objectif de tenir informée les communautés voisines. Dans la même ligne directrice, le projet IVR Junction, un outil open-source, permet aux gens d’enregistrer et d’écouter les messages des médias sociaux via leurs téléphones mobiles. Quant au projet  CrisisTracker, il détecte en temps réel de nouveaux conflits en filtrant et en regroupant des millions de messages disponibles sur les médias sociaux.

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