Le secteur aérien tout entier doit partir dans les nuages

Par 03 avril 2009
Mots-clés : Smart city

Les solutions de cloud computing permettront aux salariés d'accéder en permanence aux ressources de l'entreprise. Une flexibilité du travail importante dans un secteur où la mobilité est élevée.

Les industries du secteur aérien ont tout intérêt à faire appel aux solutions hébergées sur Internet, regroupées sous le nom de cloud computing. Pour Juniper Research, celles-ci permettent de réduire les coûts d'infrastructure et de gestion, de faciliter le déploiement de nouveaux services, ou encore de rendre l'accès aux ressources plus flexible. En effet, ces applications sont accessibles depuis tout navigateur Internet. Ce qui signifie d'une part qu'il n'est pas besoin d'avoir de compétences particulières en informatique pour s'y initier. Et d'autre part qu'il devient possible de travailler plus facilement à distance. Une démarche cohérente avec le secteur aérien, dont les équipes sont réparties en de nombreux endroits et, surtout, sont mobiles. Elles pourront accéder à des informations et des services depuis un combiné portable - PDA, PC portable, téléphone...
Plus de mobilité et de performance
Selon le cabinet, une telle mobilité améliorera le niveau de services à la fois pour les employés et pour les clients. Côté clients, d'ailleurs, Juniper souligne que le recours à l'informatique dans les nuages permettra aussi de rendre plus performants les points de consultation installés dans les aéroports. Plus besoin de télécharger des applications sur chaque kiosque pour donner accès à des services type enregistrement, programmes de fidélité, ou encore informations de vol. Il suffira d'installer un navigateur donnant accès au site public de l'aéroport. Résultats : plus de coûts d'installation, de mise à jour et de maintenance des applications. Juniper rappelle que le concept de cloud computing en lui-même n'est pas neuf. En plus des serveurs mail comme Gmail ou Hotmail, il existe depuis plusieurs années maintenant des services proposés par des sociétés comme Amazon ou SalesForce.
Des problèmes de sécurité et de connectivité ?
Pourquoi en parler avec autant d'attention aujourd'hui ? Parce que les infrastructures sont désormais suffisamment performantes pour stocker et gérer de manière décentralisée un nombre important de données. Et donc généraliser le recours à des solutions hébergées. La multiplication des standards ouverts en facilite aussi l'expansion. Selon Juniper Research, un grand nombre de spécialistes saluent le cloud computing comme le futur de l'informatique. Pour d'autres, son potentiel est beaucoup plus limité. Les risques selon eux sont de deux ordres : en cas de problème de connexion, l'activité se trouve paralysée. D'où la nécessité de mettre en place des systèmes de back-up, coûteux. Autre frein : celui de la sécurité, ou plutôt celui du respect de la vie privée et de l'intégrité des données à un moment où celles-ci sont hébergées en externe.

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