Le secteur aérien s'intéresse doucement à Google+

Par 12 mars 2012
Avion

Les professionnels du secteur ne négligent pas le réseau social, mais ont encore du mal à le maîtriser. Les compagnies qui n'avaient pas prévu de s'y mettre au départ ne soignent pas vraiment leur contenu.

Les compagnies aériennes s'intéressent de plus en plus aux réseaux sociaux pour leur communication. Simpliflying a récemment publié des tableaux sur les premières compagnies aériennes utilisatrices de Google+. Après le lancement des pages business au début de novembre 2011, les compagnies se sont empressées de les adopter pour éviter la création de profils d'entreprise usurpés. Pourtant, dans la plupart des cas, les compagnies ayant adopté la plate-forme, se répartissent en deux groupes : celles qui l'avaient programmé et celles qui ne l'avaient pas fait. Les premières ont atteint de très bons résultats en termes d'engagement, alors que celles qui n'avaient pas de plan se retrouvent avec des profils Google+ "vides". Pour cette étude, la popularité sur le site a été déterminée en combinant le nombre de personnes ayant ajouté une page d'entreprise dans leur cercle avec le nombre de +1 reçus sur la page.

Publier du contenu relatif à l'entreprise

D'après Simpliflying, 70 compagnies aériennes utilisent Google+ à l'heure actuelle. La grande majorité d'entre elles sont des compagnies de vols réguliers (88,5%), 8,5% sont des compagnies charter, 1,5% est de l'aviation d'entreprise et 1,5% des ambulances aériennes. Les trois compagnies les plus populaires sont la compagnie mexicaine low cost Volaris, jetBlue et Cebu Pacific, avec respectivement 2948 +, 1301 + et 1030 +. Les compagnies aériennes qui avaient une stratégie ont choisi le contenu lié la marque et des offres spéciales, des stratégies sûres avec peu de risques de dommages si quelque chose tournait mal. La majorité (56%) utilisent Google+ pour publier du contenu relatif à la marque et 24% pour publier des annonces ou des offres spéciales. Seul 1% réalise des enquêtes avec le réseau. Cependant, 34% des compagnies aériennes sur Google+ ont un flux de nouvelles vide, c'est-à-dire un compte inactif.

Un manque d'internautes ?

Pour l'étude, l'un des principaux freins à l'investissement des compagnies sur Google+ est que son nombre d'utilisateurs est, pour l'instant, moins important que sur d'autres plates-formes. Une des conséquences est le doute sur la présence d'une masse critique, et le fait que tout investissement réalisé par une compagnie aérienne atteindra un nombre d'utilisateurs plus limité que sur d'autres plates-formes, comme Facebook. De ce fait, le coût par utilisateur touché sera plus élevé. Pourtant, note Marco Serusi, Community Engagement Executive chez Simpliflying, déclare que "Google+ est intéressant pour les marques. Il a été conçu en pensant à l'engagement, offre des fonctions très intéressantes, comme les bulles Google, et fonctionne très bien avec du contenu visuel comme les photos et les vidéos". A noter que l'étude est à prendre pour ce qu'elle est : c'est à dire un fournisseur de solutions d'engagement social pour les compagnies aériennes.

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