Le secteur technologique est encore l'apanage des hommes

Par 30 mars 2010
Mots-clés : Europe

Si les femmes grossissent les rangs des professionnels high-tech, elles sont encore minoritaires. Et un grand nombre souligne des conditions de travail différentes entre les sexes.

"Les femmes ne sont toujours pas sur un pied d'égalité avec les hommes dans le secteur technologique", note Alex Farrell, responsable du IT Job Board. La preuve avec ce rapport publié par le cabinet : seulement un tiers des professionnels évoluant dans les technologies en Europe appartiennent au sexe féminin. Et la moitié d'entre elles - et plus particulièrement au Royaume-Uni et en Hollande - estime que les conditions de travail ne sont pas les mêmes selon que l'on est un homme ou une femme. Elles sont d'ailleurs à peu près autant à juger que ces conditions et les avantages de leurs professions pourraient être améliorés. En Belgique, par exemple, elles sont ainsi près de 70 % à penser que les hommes sont favorisés.
Des opportunités moins nombreuses
Pour continuer avec les mauvaises nouvelles, près de la moitié des personnes interrogées au Royaume-Uni trouvent que le nombre d'opportunités dans le secteur des TIC est moins important pour une femme que pour un homme. Cela pour un niveau de compétences équivalent : 90 % des collaboratrices estiment faire leur travail aussi bien que leurs confrères. Sans surprise, plus de quatre femmes sur cinq pensent que le secteur auquel elles appartiennent devrait plus encourager une juste répartition entre les deux sexes. Pour le dernier cinquième, la mixité n'est pas importante.
Une situation en train d'évoluer
Enfin, un grand nombre est persuadé que les choses ne sont pas sur le point de changer : selon l'étude, les collaboratrices sont nombreuses à parler de rémanence d'un environnement typiquement masculin et de la difficulté d'y évoluer. Reste que selon IT Job Board, les femmes continuent de persévérer dans la voie technologique. Elles sont ainsi de plus en plus nombreuses à y travailler. Et 45 % des Hollandaises et des Britanniques pensent que cette tendance va se pérenniser. "La dynamique doit être changée de manière à attirer et encourager les femmes à réaliser leur potentiel", rappelle Alex Farrell.

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